
Le film : tourné en 2017 peu de temps après que Jihan fut victime d’un attentat, il aura eu le mérite, ici, de rappeler la lutte des femmes kurdes dont personne à la soirée ne semblait être au courant. Pour ce qui en est du Rojava, ces jours-ci, entre assauts de toutes parts, turques et syriens, privation d’eau, luttes internes et autres difficultés innombrables, la jinéolojî se maintient, me dit-on. Elles ont bien du mérite, je n’ai pas grand chose d’autre à en dire, ce matin.
(Mais quiconque a consulté les chroniques, et du 13 janvier 2024 et du 29 août 2025, ont dû avoir un aperçu sur mes rêves de cette nuit (je blague, la paranoïa ne donne aucun signe de s’activer en moi, j’aurais plutôt envie de dormir, tout simplement.)
Petit moment sympa dans la soirée : Marie est venue après la fin de la répète pour le spectacle de ce soir sur la place du marché. À la répète, les artistes, les vraies, demandaient pourquoi les “petites vieilles” n’étaient pas là; quoi ? Elles n’allaient pas donner leur numéro de clowns sur la place publique ? (Au son d’un “tube” du moment, on faisait celles qui s’éveillent et se précipitent dans leur rituel de “beauté”, maquillage, admiration mutuelle dans les “miroirs” —les assiettes qu’on fait tournoyer sur un bâton), jeux de foulards…)
Plan de coupe sur l’un des fils de Trump s’admirant dans un selfie au moment de pénétrer dans l’avion gentiment donné à son papa président par les qataris. À un journaliste très zozé, demandant au président s’il ne craignait pas que les gens s’étonnent qu’il accepte pareil cadeau, le président a résumé sa position concernant la corruption : on peut soit tenter de la cacher, ou bien l’afficher. Il choisit de l’afficher, parce que — texto — “J’ai compris que les gens s’en fichent.” Et hop-là, les deux fils, à bord du bel avion de papa-président aux couleurs des Etats-Unis d’Amérique, avec garde nationale et tout et tout.
(En Israël, un Netanyahou un peu sous pression quand même, se fait prendre dans un gros mensonge; oui, s’il a frappé l’Iran, c’est que cette dernière a déjà des armes nucléaires et il fallait l’empêcher de les utiliser…)
Avant la soirée, j’ai terminé la traduction de la sombre progression de la main-mise de l’extrême-droite sur la Cisjordanie, traduction que personne ne lira sur facebook (c’est long, c’est plein de détails, c’est fatigant, quoi). J’en ferai une copie imprimée, Rustine en veut une copie pour le coin lecture au Tir’Chaille, de même à la librarie-café L’Autrucherie.
Ce soir : de 18h à 20h30 je serai au kiosque d’accueil du Festival des arts de la rue de Rues d’Été au financement de plus en plus difficile à assurer. Allez hop.
Et pour le plaisir, ici même : l’extrait de Krazy Kat servant d’illustration à la chronique du 29 août 2025 — spécial dédicace aux pourris de tous genres dans les corridors et les avions du pouvoir.

The film : done in 2017 shortly after Jihan was killed in a hit, it’s main merit over here will have been to remind people of the Kurdish women’s struggle of which few people appeared to be aware at the showing last night. As for what is becoming of Rojava these days, torn between attacks from all sides, Turkish and Syrian, being deprived of water, internal skirmishes and other probems too numerous to mention, jineolojî carries on, I’m told. The women deserve praise, I don’t have much else to say about it this morning.
(But whoever consulted my columns of January 13 2024 and of August 29 2025 must have caught a glimpse of my dreams during the night (I’m joking, paranoia shows no signs of activation in me, I mostly wish to sleep, period).
A pleasant little moment during the evening : Marie came over from the circus at the end of the rehearsal for the show on the market place tonight. At the rehearsal the real artists asked why “the little old ladies” weren’t there; what ? They wouldn’t be doing their clown show on the square ? (To the sound of a local hit, we pretended to wake up and to rush through our “beauty” ritual, makeup, mutual admiration in our “mirrors” — the plates that get twirled on sticks), playing with scarves…)
Cut to one of Trump’s sons admiring himself in a selfie before stepping into the plane so kindly donated to his president papa by the Qatari. To a very audacious journalist, asking the president if he did not fear that people wonder about his accepting such a gift, the president summarized his position concerning corruption: you can either attempt to hide it, or flaunt it. He’s chosen to flaunt it because — verbatim — “I understood that people don’t care.” And hey-ho merry-o, my two sons, onboard you go the pretty plane to the colors of the United States of America, with a national guard and the whole trimmings.
(In Israël, Netanyahou being somewhat under pressure got caught in a huge lie: yes, he had struck Iran because it already had nuclear weapons and had to be stopped from using them…)
Prior to the evening, I finished translating the dark progression in the extreme-right’s stranglehold on the West Bank, a translation no one will read on facebook (it’s long, fill of details, tiring in other words). I’ll make printed copies of it, Rustine wants a copy for the reading corner at the Tir’Chaille, same with the bookstore-coffee shop L’Autrucherie.
This evening: from 6 to 8:30, I’ll be at the greeting desk at the street arts festival Rues d’Été, struggling with an ever dwindling budget. Hop-hop.
And just for the fun of it right here : the excerpt from Kray Kat that served as illustration to the column on August 29 2025 — specially dedicated to every variety of scum walking the hall and riding the planes of power.