
Rêve : “Défilaient les images de femmes de la Résistance italienne” (mais, il n’y avait pas d’images, seulement ces mots en lien avec un message de Naz se demandant si ça valait encore la peine de se battre.)
Et possiblement aussi en lien avec l’histoire que me racontait hier l’ami de Castres, au sujet de son oncle, mort à l’âge de 104 ans après avoir été chef d’une unité de partisans dans l’Aveyron durant la guerre. Une de leurs actions avaient consisté à l’enlèvement d’un des leurs, blessé et hospitalisé sous la garde d’un gendarme français. Lequel gendarme ne s’était pas opposé à lenlèvement, à la condition de se faire “amocher un peu” sinon, il aurait des ennuis. Et l’oncle — pas très porté sur les plaisirs de la violence pour elle-même — de déchirer la veste du gendarme en en faisant sauter les boutons, “ça va comme ça ?” avait-il demandé, mais non, ça ne suffisait pas, et il avait dû se résigner à lui administrer un gnon.
Anecdote que l’ami me racontait hier, chez-lui à Castres où on buvait de grands verres d’eau après l’expédition dans un immense commerce de produits alimentaires asiatiques à la fin de laquelle la température dans la voiture dans le parking était de 49°…
Son chez-lui, tapissé de bibliothèques, est un véritable temple à son idole, Marcel Proust, dont personnellement je n’ai lu qu’un seul livre (et je ne saurais dire duquel il s’agissait dans la série des Swann). C’était durant un moment où une puissante bronchite m’avait immobilisée et les lentes pérégrinations des phrases de Proust convenaient parfaitement à mon état physique. On déambule dans ces phrases sans même se demander où tout cela est supposé nous mener. Proust est sans doute l’antithèse absolu du “page-turner” américain où vite, vite ! que se passe-t-il ensuite ? Mais je ne suis pas une “proustienne” à l’image de cet ami dont les dieux sont Proust et Françoise Sagan et, en poésie, Baudelaire et Rimbaud.
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Deux choses concernant les pensées avant de sombrer dans le sommeil hier soir: le nom d’un restaurant à Tel Aviv — La Tulipe Noire — et la dernière trouvaille dégoûtante pour le “contrôle des foules” par les milices de Trump : des gants. Des gants qui, à la pression d’un bouton, produisent un choc électrique puissant sur la malheureuse personne résistant à une arrestation illégale. Le fabricant émet un avertissement “ne pas utiliser sur les enfants, les personnes âgées ou les femmes enceintes”. ICE en a commandé 20 000 unités. Et non, je ne crois pas que les sbires de Trump vont se préoccuper au sujet de l’avertissement du fabricant, tout au plaisir de “tester” leur nouveau joujou. Et oui, j’ai le regret de dire que j’entends déjà les imbéciles qui prétendront que cela est “mieux” que d’abattre des gens coupables du “crime” de ne pas avoir permis à l’agent de ICE de remplir son quota d’arrestations pour la journée. Les effondrés par infarctus remplaceront les abattus par balles. On n’arrête pas le progrès.
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Camille m’a envoyée un message hier me demandant si le “cocon de vol” dans L’Horloger pourrait être doté d’un pouvoir de lévitation. Pourquoi pas, lui ai-je répondu. J’ai hâte de voir comment elle illustre un cocon en lévitation. Mais la réflexion dans ma tête ce matin tourne autour du nom de ce restaurant et de l’interprétation de Paul Celan de l’expression “flugmenschen” (et tiens donc, ce bon vieux Google accorde toute la première page de recherches sur cette expression à un article commercial nommé “wingsuit” – habit ailé.)
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Lire. Des livres. Des vrais. Si on veut échapper à la crétinerie organisée de l’obsolescence humaine programmée par les seigneurs de la tech.
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Dream: “Images streamed by of women from the Italian Resistance” (but there were no images, only these words relative to a message from Naz wondering if there was still some point to fighting back.)
And possibly also linked to the story related to me yesterday by the friend in Castres, concerning his uncle who died at the age of 104 after leading a group of partisans in the Aveyron during the war. One of their actions had consisted in retrieving a wounded comrade from the hospital where he was under the guard of a French gendarme. Who had not made any opposition, conditional on getting “roughed up a bit” or he would be in trouble. And the uncle — not much taken by the pleasures of gratuitous violence — had torn the gendarme’s uniform sending some buttons flying and had asked “this good enough ?” but no, it wasn’t and he had had to resign himself to giving the man a black eye.
Anecdote he related to me yesterday at his apartement in Castres where we were drinking tall glasses of water after an expedition to the huge store of Asian foodstuffs where, upon returning to the car in the parking lot, the temperature in it had risen to 49° (120°F)…
His apartment, covered in bookshelves, is a veritable temple to his idol, Marcel Proust, of whose work, personally, I’ve never read but a single book (I couldn’t say which one it was in the Swann series). It was at a time when I had been felled by a powerful bout of bronchitis that had knocked me out and the slow meanderings through Proust’s sentences were perfectly suited to my physical condition. One wanders through those sentences without even wondering where all this is supposed to lead. Proust is undoubtedly the total opposite to the American “page turner” where quick, quick,! What happens after that ? But I am not a “Proustian” like my friend whose gods are Proust and Françoise Sagan and, poetry-wise, Baudelaire and Rimbaud.
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Two things from final thoughts before falling asleep last night : the name of a restaurant in Tel Aviv — The Black Tulip — and the latest disgusting move of “crowd control” for Trump’s militiamen : gloves. Gloves that, at the push of a button, deliver a powerful jolt of electricity to a hapless individual resisting illegal arrest. The manufacturer of same issues a warning “not to be used on children, the aged or pregnant women”. ICE has ordered a supply of 20 000 of them. And no, I don’t think Trump’s goons will give a damn about the manufacturer’s warning, so eager will they be to “test” their new toy on one and all. And yes, I’m sorry to say, I can hear them already, the idiots claiming that this is “better” than shooting down people for the “crime” of not helping an Ice man fill his daily quota of arrests. The felled by a heart attack will replace the killed with a bullet. There’s no stopping progress.
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Camille sent me a message yesterday, asking me if the “flight cocoon” in L’Horloger might be capable of levitating. Why not, I answered. I look forward to seeing how she illustrates a levitating cocoon. But the reflections in my mind this morning are about the name of that restaurant and Paul Celan’s “flugmenschen” (and wouldn’t you know it, dear old Google gives full first page priority to a search on the word to some commercial item called a “wingsuit”).
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Reading. Books. Real ones. If one wants to avoid the organized idiocy featuring in the tech lords’ plans for human obsolescence..