
Du rêve de la nuit dernière, ne restent que les dernières images d’un repas où, ayant raté la livraison du pain, il avait fallu en acheter à la distributrice (une baguette sans goût) et des propositions faites à un jeune pour des emplois intéressants, “créatifs”, mais son idée était déjà faite : il irait bosser pour la boîte de téléphone, un job “sûr”, qu’il disait, inconscient du fait que les “jobs sûrs”, ça n’existait plus…
je m’éveille en songeant au maire. J’aurais bien aimé qu’il reste, le temps d’assister au spectacle de Paon dans le ciment qui reçu une ovation debout du public à la 17e édition du Festival Rues d’Été, hier soir. Dans un décor consistant de marches d’escalier, deux jeunes qui passent leurs journées dans les cages d’escalier racontent leurs journées, alternant le “rien à faire” et les boulots idiots d’intérimaires.
Mais Monsieur le maire s’était déjà éclipsé après une visite discrète durant le spectacle d’ouverture, celui du cirque local. Non, pas de discours de Monsieur le maire se pavanant sur scène, parce que Monsieur le maire n’est pas convaincu de la “valeur d’investissement” pour la commune dans cet événement tenu à bout de bras par des bénévoles depuis 2009. “Vous n’avez pas pensé à recueillir des dons défiscalisés” a-t-il eu l’inconscience ou le culot de demander devant la demande de subvention (modeste) sans laquelle l’asso ne pourra certainement pas réaliser sa 18e édition l’été prochain. Le spectacle Paon dans le ciment lui aurait donné une appréciation plus juste des habitants de la commune, de tous ceux dont les revenus sont si modestes qu’ils sont exemptés du paiement de l’impôt. Moi et les autres bénévoles à l’accueil, à la demande du maire pour qu’il se “fasse une idée” si le festival mérite qu’il s’y intéresse, on faisait remplir des questionnaires d’appréciation aux visiteurs, locaux et régionaux. Je suis “la plus vieille bénévole” sur le festival, m’a-t-on dit. Chouette, mais plus chouette encore : les jeunes qui l’ont suivi depuis 17 ans, et qui en sont maintenant des animateurs.
La bêtise des “premiers de classe”, ceux qui ne savent que régurgiter plus vite que les autres ce que le prof avait ingurgité avant eux. Pas un seul pour prendre le temps de se dire “hé, mais, attends. Est-ce bien ça que j’ai besoin de savoir ?”
Allez. Il faut dire que plus tôt dans la journée, l’administratrice du cirque était passée me voir, s’excusant de ses peu de contacts récents. Pourquoi ce silence ? Parce qu’elle est à gérer les deux agressions sexuelles sur sa petite, toutes deux commises à l’école par des petits garçons de son âge et de sa classe— je parle bien d’agressions et non pas de jeux enfantins “on dirait que tu étais malade et que j’étais le docteur”. Des mots et des gestes qui ne pouvaient qu’être inspirés par des mots et des gestes d’adultes. L’école en question ne semble pas mesurer l’ampleur du problème car la petite n’est pas la seule à s’être faite attaquée et insultée de la sorte par deux gamins âgés de…5 ans et qui ont sérieusement besoin qu’on jette un regard sur ce qu’on leur donne à voir et à entendre à la maison. Des enfants de 5 ans, utilisant les comportements dégradants de la porno ? Ça interpelle quand même, il me semble.
La folie règne. Jour de “fête nationale” aux Etats-Unis. Qu’y a-t-il à célébrer lors que le décor s’effondre littéralement sur les acteurs, comme il le fait sur la ringardise mal foutue des pseudo célébrations se déroulant à Washington ?
Hesitation au sujet de l’ illustration : les numéros au festival, ici, ou le cadeau à la petite fille pour son 6e anniversaire — une petite poupée en bois d’une petite fille. Elle porte un nez rouge de clown en guise de casque de protection. Allez : le programme. Sans doute pas tout à fait dans les goûts du maire qui préfère rencontrer les représentants de l’école catholique privée “pour discuter des projets stimulants à réaliser ensemble” (texto), plutôt que de rencontrer ceux des écoles publiques sur “son” territoire. (Soit dit en passant : le nouveau maire est “Macron compatible”. Nous voilà bien avancés… j’en ai le coeur tout chamboulé.)
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Of last night’s dream, all that’s left are the final images where, having missed the bread delivery, bread had to be bought from the automatic machine (a tasteless baguette) and where a young man was receiving suggestions for interesting “creative” work but his mind was already made up: he would get a job at a phone company, a “secure” job he said, unaware of the fact that “secure jobs” no longer existed…
I wake up thinking about the mayor. I wish he had stayed long enough to take in the show that got a standing ovation from the public at the 17th edition of the Street Festival last night. The title of the company is untranslatable, Paon dans le ciment — literally Peacock in the cement — referring both to the sound of an object (or person) hitting the concrete floor and the kids strutting around around in the stairwells. On a stage consisting of a stairwell, two young men spend leur days strut about yakking, alternating between “doing nothing” and taking on short-lived stultifying short-term jobs.
But the mayor had already slithered away following a discrete visit during the opening show by the local circus. No, no speeches by Monsieur le maire, because Monsieur le maire isn’t convinced of the “investment value” for the town of this event held up by unpaid volunteers since 2009. “Have you thought about solliciting defiscalized contributions”, he had the unconsciouness or the nerve to ask when faced with the request for a (modest) amount from the city’s budget without which the association won’t be able to manage an 18th edition. The show Paon dans le ciment would have provided him with a better appreciation of the inhabitants in this town, of all those with revenues so slim that they are exempted from paying income tax. Myself and other volunteers, at the mayor’s request, had visitors, local and regional, filling out questionnaires so he could “see if the event was worth an investment”. I’m the oldest volunteer at the festival, I was told. That’s nice, but nicer still : the young ones who’ve followed it for 17 years and are now among its animators.
The stupidity of “top students”, the ones who only know how to regurgitate faster than others what their professors ingurgitated before them. None of them taking the time to say “hey, wait a minute. Is this really what I need to know ?”
Onward, onward. I must say that earlier in the day, the circus administrator had come by my place to apologize for not being much in contact lately. Why the silence ? Because she was busy dealing with the two sexual aggressions her little one had been subjected to ,both of them occurring at school by small boys her own age from her own class — and I do mean abuse, not one of those childish games of “let’s pretend I’m the doctor and you’re the patient”. Words and actions that could only be inspired by words and actions by adults. The school doesn’t seem to take in the seriousness of the problem because this little girl was not the only one attacked and insulted in this way by two kids…5 years old who need a serious look taken at what they are made to see and hear at home. 5 year olds, speaking and acting out the degrading behavior of porn. Cause for concern, it seems to me.
Craziness rules. “National holiday” in the USA. What is there to celebrate when the scenery literally falls down on the performers, as it did on at the sloppy rendering of a “State Fair” playing out in Washington ?
Hesitation over the illustration : the acts at the festival over here or the gift for the little girl’s 6th birthday — a wooden toy of a little girl I’ve owned for years. She wears a clown’s red nose as a helmet. OK: the program. Probably not to the mayor’s taste, since he prefers meeting with representatives of the private catholic school for the “exciting projects they will work on together” (sic), rather than the ones from the public schools on “his” territory. (In passing : the new mayor is “Macron compatible”. How’s that for an improvement… Warms the wee cockles of me heart.)
Aggresseurs sexuels de 5 ans. Yoing. Yoing.
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Aux paroles et aux agissements clairement inspirés de mots et de gestes d’adultes; le manque de réactivité de l’école, à l’image du silence généralisé des fameux petits singes “see no evil – hear no evil – speak no evil ” (while the evil spreads its slime unchallenged)
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Moral courage is a difficult virtue to practice it seems.
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