27 avril 2026

Rêves : Je m’efforçais de reproduire exactement à l’identique les pierres de L’Horloger des Brumes quoique, à l’état liquide, elles étaient déjà très belles; puis, le chat et moi avions exactement trente minutes pour attraper le train.

Exactement semble être la notion importante, dans les deux cas.

Le beau temps se maintient. Je resterais volontiers suspendue moi-même dans l’état semi-liquide où se trouvaient les pierres à la fin du rêve, plutôt que de retrouver le ridicule absolu des plus récentes imbécilités du régime trumpien (je dis “les plus récentes” en pensant à hier, qui sait ce qui s’est passé de stupidités gigantesques depuis, pendant que Peter Thiel, le multimilliardaire mégalomane, s’achète encore une autre une résidence, en Argentine cette fois, et s’y installe pour donner un coup de main au président argentin dans sa démolition du pays.) Mais pas de souci : en France, le président annonce fièrement que nous aurons plus d’armes nucléaires très bientôt, et qu’il ne révélera pas de combien le pays en disposera, que la voilà la bonne nouvelle ! (Euh…si je peux me permettre…et qui fournit l’uranium enrichi ? Toujours la Russie ?)

“Le monde est fou, c’est c’qu’on en dit, mon “chum” pis moé, mon “chum” pis moé,

on est pas fous, moé pis mon “chum”, le squelette du géant Beaupré”

chantait le groupe Beau Dommage au Québec, à l’époque. Oui, bon, toutes choses étant exactement relatives, oui ? Le miracle étant que l’humanité existe encore, spécialiste du slackline (fil ballant) mais, que je sache, sans la corde sécuritaire qui protège de la chute dans l’abîme pendant l’exercice au-dessus du vide.

Je pense aux oiseaux migrateurs, tout là-haut, pendant que dans la cour, le merle passe à travers son répertoire et que les tourterelles répètent leurs trois notes – une brève, une longue, une brève. Dans l’alphabet morse, ça correspond à la lettre R, quoique cela ne fasse pas la moindre différence dans la vie de la tourterelle, évidemment.

Comme noté quelque part sur ce blog, il n’y a aucune chance de transformer le non-sens en sens, alors que reste-t-il d’autre à faire, si ce n’est que d’en prendre note ?

*

Dreams : I was attempting to reproduce exactly the stones in L’Horloger des Brumes although, in their liquid state, they were already very beautiful; then, the cat and I had exactly thirty minutes to catch the train.

Exactly appearing to be the important notion in both cases.

The fine weather continues. I would gladly remain suspended myself in the semi-liquid state of the stones at the end of the dream, rather than find myself again in the total ridiculousness of the most recent stupidities of the Trumpian regime (I say “the most recent”, thinking of yesterday, but who knows what gigantic idiocies have occurred since, while Peter Thiel, the megalomaniacal billionaire buys himself yet another home, in Argentina this time, and is settling in there for a while to lend a hand to the Argentinian president in his demolition of that country.) But not to worry: in France, the president has proudly announced that we will have more nuclear weapons very soon, and he won’t be revealing how many there will be, now how’s that for good news! (Uh…and who’s providing the enriched uranium, might I ask ? Russia, still ?)

“Le monde est fou, c’est c’qu’on en dit, mon “chum” pis moé, mon “chum” pis moé,

on est pas fous, moé pis mon “chum”, le squelette du géant Beaupré”

sang the group Beau Dommage in Québec, back then. (The world is mad, that’s what we say, my chum and I, my chum and I, we’re not crazy, me and my chum, the skeleton of the Beaupré giant.) Yes, well, all things are exactly relative, yes? The miracle being that humanity still exists, a specialist of the slackline but, to my knowledge, without the security of the rope protecting it from a fall into the abyss during the exercise above the void.

Thinking of birds migrating high above, while the blackbird in the yard runs through his repertoire and the dove repeats its three notes – one short, one long, one short. In the Morse alphabet, this corresponds to the letter R, not that this makes the slightest difference to the dove’s existence.

As stated somewhere on this blog, there’s not much chance of ever making sense out of nonsense, so what else is there to do, other than to record it as it plays ?

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