28 avril 2026

Rêve : Comme à l’époque du cabinet ministériel, je dois préparer de brefs “résumés de situations” pour le ministre, dans le rêve, ils sont sous forme de phrases brèves, presque télégraphiques, sur des petits cartons, et il y est beaucoup question de chats.

(Inspiré, peut-être, par l’apparition de cet aide présidentiel aux côtés de Trump, juste avant “l’incident” au dîner des journalistes; dans son cas, il s’agit d’un petit carnet, il y a un seul mot sur la page qu’il en arrache, mais je n’arrive pas à le lire sur la vidéo qui circule à ce sujet.)

Et me revient alors en mémoire, les coulisses lors des rassemblements publics, partageant avec les agents de la Sûreté du Québec, des regards aigüs sur la foule pour celle ou celui dont le comportement ne concorde pas avec celui des autres l’entourant. Et le regard affuté des agents à bord des vols El Al, dont l’un que je reconnaissais, et qui me reconnaissait aussi, lors de chacun de mes déplacements (et faisant mine, tous deux, de nous ignorer).

Et l’annulation de mon voyage en Egypte depuis Tel Aviv parce que, la veille de mon départ, le 6 octobre 1981, Anouar el-Sadate était assassiné lors d’un défilé des troupes égyptiennes. Et nous tous agglutinés devant la télé à tenter d’absorber la réalité; de la même façon que nous allions, en 2001, regarder en boucle l’effondrement des Twin Towers à New York. De la même façon que le 22 novembre 1963, nous allions regarder, incrédules, l’assassinat du président John F. Kennedy. De la même façon que…et ainsi de suite.

Hier sur Arte, j’ai regardé la série en trois parties produite pour le 40e anniversaire de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl; traduit un autre article concernant le drone russe ayant endommagé la structure pour contenir la fuite de radioactivité depuis le réacteur fracassé. L’argent venant à manquer pour les réparations à la structure, pendant que la Russie poursuit sa guerre contre l’Ukraine. Pendant qu’ici, le président se vante de toutes ses merveilleuses armes nucléaires dont le pays se dotera, comme si la Russie ne savait pas exactement où se trouvent les réacteurs nucléaires en activité dans ce pays, vulnérables tous, comme c’est pas permis.

M’enfin. Pendant que je regardais, j’ai noté une pensée, comme je le fais souvent. Celle-ci disant fondamentalement que la vie, le vivant, appelez ça comme vous voudrez, se fout complètement du Bien et du Mal, et que c’est vraiment là la première chose que les imbéciles de milliardaires devraient se mettre dans la tête, mais ils sont trop cons et imbus d’eux-mêmes pour en tirer les conséquences et comprendre ce que cela veut dire autant pour eux que pour nous.

Nés prématurément, tout ce que nous en sommes. Comment le vivant résoudra-t-il le problème que cela lui cause ?

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Pendant ce temps, une amie, la générosité incarnée, ayant hérité d’une certaine somme à la mort de sa mère, en profite pour donner un coup de main à quelques-unes de ses amies. La connaissant, je sais qu’elle ne le fait pas pour les remerciements, de un. De deux, si on ne l’a pas vécu soi-même, il est sans doute impossible de comprendre le soulagement ressenti lorsqu’on sait pouvoir payer toutes ses factures, non pas à coups de milliards, juste en pouvant prévoir se rendre jusqu’à la fin du mois suivant. La pauvreté est comme un rabot, rares sont ceux qui le comprennent sans l’avoir connue.

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Dream: Like in the days of the ministerial cabinet, I must prepare brief “situation summaries” for the minister, in the dream, they consist of short, almost telegraphic, sentences on small pieces of cardboard, and they often involve cats.

(Inspired, perhaps, by the apparition of that presidential aide next to Trump, just before “the incident” at the journalists’ dinner; in his case, it was a small notebook with a single word on the page he tears off, but I can’t manage to read it on the video circulating about it.)

And this brings back to mind personal moments offstage at public events, sharing with the security dispatch from the Québec Security a sharp lookout at the crowd, to locate the one whose behavior does not match that of the other people in his or her surroundings. And the keen eye of the agents onboard El Al flights, one of them recognizing me as I recognized him, on each of my trips (and both of us pretending not to).

And the cancellation of my trip to Egypt from Tel Aviv because, on the eve of my departure, on October 6 1981, Anwar el-Sadate was assassinated during a military parade. Us, all glued to the tv screen, trying to absorb the reality of the event; the same way that in 2001, we would watch, over and over again, the collapse of the Twin Towers in New York. The same way that, on November 22 1963, we had watched, incredulous, the assassination of president John F. Kennedy. The same way that… and so on.

Yesterday, on Arte, I watched the three-part series produced for the 40th anniversary of the Chernobyl nuclear power plant explosion; translated another article about the Russian drone hit on the casement shielding the world from the ongoing radiation leaking from the shattered reactor. The money running out for repairs on the structure, while Russia continues its war against Ukraine. While over here, the president brags about all those wonderful nuclear weapons France will build, as if Russia didn’t know exactly where this country’s active nuclear power plants are active, and vulnerable as all get-out.

Anyway. While I watched, I jotted down a thought, as I often do. This one, basically saying that life, the living, or call it what you will, does not give a hoot about Good and Evil, and that this really should be the first thing idiotic billionaires should get through their heads, but that they are too stupid and full of themselves to realize what this means for them as well as for us.

Born prematurely, all of us. How will life resolve the problems that brings about ?

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During this same time a friend who is generosity incarnated, having inherited a sum of money at the death of her mother, takes advantage of it to lend a hand to some of her friends. Knowing her, I know she does not do this for the thank yous, for one. For another, if one has not lived through it personally, it’s probably impossible to understand the relief one experiences in knowing you can pay off all your bills, not with billions, just with what you need to make it into the following month. Poverty is like a block plane, those who haven’t experienced it are rare who understand this.

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