11 août 2026

Rêves : C’était une histoire de réseaux sociaux où quelqu’un venait voir un homme qui possédait plusieurs pages, afin de lui proposer un thème musical les identifiant ; puis, devant moi dans la maison sur une des rues où j’ai habité enfant, il y avait un champ de glace, mer congelée, sur laquelle s’étaient posés des centaines de milliers d’oiseaux (à moins qu’il ne se fut agi de lièvres, ça n’était pas clair), je courais dans leur direction pour les voir s’élever ou détaler mais les vagues congelées m’observaient de leurs yeux blasés sans donner le signal de bouger aux oiseaux (ou aux lièvres) alors que je courais entre elles comme un surfeur à l’ombre d’une vague; puis c’était les blogs eux-mêmes qui se transformaient en armes d’attaque et de contre-attaque.

Je m’éveille sur le mot “make-believe” et la question : à quel moment le mensonge devient-il vérité à force de répétition ? À force de répéter “tu ne m’as jamais aimée, tu ne m’as jamais aimée, tu ne m’as jamais aimée,” parvient-on à transformer ce mensonge en seule et unique vérité qui fut jamais ?

Question additionnelle : si je n’aime pas ce que quelqu’un est devenu, est-ce que ça veut dire qu’au fond, je n’ai jamais su qui était cette personne ?

Dernière question : si l’amour se révèle inefficace, que reste-t-il à sa place ?

Illustration : collage du temps du confinement du covid en 2020, avec début d’une comptine “à la pêche à la sardine, j’ai retrouvé ma cousine, elle était tombée à l’eau par un soir de sirocco, elle avait très bonne mine sur le dos du cachalot, mais lui dis-je, Emmeline, tu n’peux pas rester dans l’eau (mais Emmeline choisissait d’y rester et j’étais à court de rimes); aussi un dessin de presse intitulé Mauvaise Volonté où Trump et Poutine ont un Zelensky menotté et baillonné sur lequel ils s’appuient avec Trump disant “Alors ? Cette paix ?”

A part ça ? Qui sait ? La journée est encore jeune.

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Dreams: It was a tale of social networks in which someone came to see a man who owned several pages, in order to offer him a musical theme with which to identify them; then, in front of one of the houses on the street where I lived as a child, there was a field of ice, a frozen sea, on which hundreds of thousands of birds had landed (unless they were hares, this was not clear), I ran toward them to see them rise up or run but the frozen waves looked at me out of jaded eyes without giving the birds (or hares) the signal to get a move on, so I ran between the waves like a surfer under the shadow of a wave; then the blogs themselves were transforming themselves in weapons of attack and counter-attack.

I woke to the word “make-believe” and the question : at what point does the lie become truth through sheer repetition? If you keep on repeating “you never loved me, you never loved me, you never loved”, can you actually make that become the one, the only reality that ever was ?

Additional question: If I do not like what someone has become, does that mean I never knew who that person was in the first place?

Last question: if love is ineffective, what’s left in its place?

Illustration : a collage from the covid confinement days in 2020, with the first lines of a limerick that rhymes in French “off fishing sardines one day, I came across my cousin, she had fallen into the sea one night during a sirocco, she seemed perfectly fine riding the back of a whale but, Emmeline, I said, you can’t stay in the water this way (but Emmeline chose to stay and I ran out of words that rhymed); also a cartoon from a newspaper, titled Bad Will (Unwillingness) where Trump and Putin hover over a gagged and handcuffed Zelensky on whom they weigh down with Trump saying “So ? This peace ?”

Apart from this ? Who knows ? The day is still young.

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