
Rêve : que pouvait-il rester de qui cet homme avait été, maintenant que le chat du voisin était mieux traité que lui ?
Hier soir, aux dernières nouvelles, l’Iran menaçait les Etats-Unis d’une arme inédite et terrifiante, si le président américain n’arrêtait pas de menacer “d’oblitérer” l’Iran. Je n’ai pas encore jeté un oeil sur les informations, après avoir dormi jusqu’à maintenant (8:45)
Dans Les Somnambules de Christopher Clark, ça y est : nous sommes en juillet 1914, l’archiduc autrichien a été assassiné à Sarajevo le 28 juin, l’Autriche vient de livrer un ultimatum que la Serbie ne peut que refuser, le président français vient de rendre visite au tsar et tout ces beaux messieurs sont en train de se préparer à lancer plein de trains bourrés d’hommes en armes pour un règlement de compte qu’ils estiment sera vite fait, bien fait et plein d’avantages pour leur nation à eux.
Le plus frappant dans tout ce que je lis, de ce temps ou de celui-là, ce ne sont pas les défis que posent les derniers développements technologiques, mais comment les processus de raisonnement et de “logique” n’ont pas changé d’une ligne depuis.”De plus, il avait été ordonné qu’à précisément 18h, dernier délai pour la réponse de la Serbie, tous les cadets de dernière année en Russie soient élevés au rang d’officiers, un signal clair de l’imminence de la mobilisation.” “Dans tous les cercles sans exception, régnaient la plus grande détermination et jubilation en raison de l’attitude adoptée par le tsar et son gouvernement.”…”En Grande-Bretagne, le chef d’Etat de la marine, Winston Churchill se réjouissait à la pensée de la lutte imminente. ‘Tout tend vers la catastrophe et l’effondrement’, écrivait-il à son femme le 28 juillet. ‘Je suis intéressé, fin prêt et heureux.”
En France, Jean Jaurès n’a pas encore été assassiné pour son pacifisme, mais ça n’allait pas tarder.
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Dream: what could possibly be left of who that man had once been, now that the neighbor’s cat was better treated than he ?
Last night, in the latest news, Iran was threatening the United States with a new and terrifying weapon if the American president didn’t stop threatening to “wipe out” Iran ? I haven’t yet looked at the news, after sleeping until now (8:45 am).
In Christopher Clark’s The Sleepwalkers, *the die is cast : we are in July 1914, the Austrian archduke has been assassinated in Sarajevo on June 28th, Austria has just delivered an ultimatum Serbia must refuse, the French president has come to visit the Tsar and all these fine gentlemen are getting ready to launch trainloads of men in arms for a settling of accounts they all consider will be a done deal before you know it, and filled with benefits for their very own nation.
The most striking in everything I read about those days or these, are not the challenges raised by the latest technological developments, but rather how the reasoning processes and the “logic” have not changed a whit since then. “Moreover, it had been ordered that at exactly 6 pm , the deadline for the Serbian reply, all the final-year cadets in Russia were to be raised to officer rank, a clear signal of imminent full mobilization. “In all circles without exception, the greatest resolve and jubilation reigns on account of the stance adopted by the tsar and his government.” In Great Britain, the First Sea Lord Winston Churchill was cheered by the thought of the impending struggle.’Everything tends toward catastrophe, & collapse’, he wrote to his wife on 28 July. ‘I am interested, geared-up and happy.” *
In France, Jean Jaurès had not been assassinated yet for his pacifism. It was just a matter of days.
*Christopher Clark, The Sleepwalkers — How Europe went to war in 1914, Penguin books 2012