
(Italie, 1950, en couverture de Les aventures de la marchandise d’Anselm Jappe, ©Mondadori Portfolia/Getty Images)
Rêves ressemblant à des pubs, incitant les gens à “laisser les soucis à l’IA pour une vie de liberté et de plaisir !”; puis…ah non ! Trump va s’introduire jusque dans mes rêves maintenant ? Rauss ! Vade retro ! “
(Ça m’a réveillée, il était 2 heures du matin; j’ai lu jusqu’à presque 4 h — Georges Perec, La vie, mode d’emploi, récupéré à Volubilo, hier, dans les “livres à partager”.) Et puis, il y avait l’inquiétude au sujet du petit chat qui boitait très fort de la patte gauche arrière, hier matin et qui n’était pas rentré; elle est revenue vers les 4 heures, boitant moins — chute, avec mauvais atterrissage, probablement, à surveiller aujourd’hui, pour l’heure, elle dort profondément.)
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En ce qui me concerne, un des passages les plus importants dans Les aventures de la marchandise, c’est lorsque Anselm Jappe déconstruit l’erreur commise par tous les régimes qui se sont dits marxistes en imaginant qu’il suffisait d’éliminer la classe capitaliste (et de la remplacer par un capitalisme d’Etat) et de glorifier la classe ouvrière pour que tout baigne, alors que la “bête” logeait dans le processus et comme si, en tant que classes, toutes deux n’étaient pas les pendants nécessaires à la création de cette valeur abstraite déterminant les rapports sociaux. Comme si, au fond, les “capitalistes” n’avaient été que des exploiteurs comme tous ceux qui les avaient précédés à travers l’histoire. Comme si la marchandisation n’était pas le moteur même du système tel qu’il s’est dévéloppé.
De toute façon, à ce stage-ci de l’aventure, avec les systèmes dits d’intelligence artificielle ayant déjà été ‘nourris” de tout le savoir humain existant sous forme écrite – sans en payer un rond aux créateurs et ayant-droit de ces savoirs – en tant que “classe”, le rapport ouvriers/patrons s’avère n’avoir été que les deux faces d’un même processus, chacune des “classes” luttant pour une part plus importante de la valeur créée par le travail. Le mode de production de cette valeur faisait des deux classes une nécessité. Qu’en est-il maintenant et dans les années qui viennent, avec ces masses de travailleurs “indépendants”, s’auto-exploitant pendant que les gouvernements se transforment ouvertement en instruments de répression ? À partir du moment où la “liberté” consiste essentiellement à pouvoir acheter et vendre, y compris se vendre soi-même afin de pouvoir acheter, elle est où, la société ? Elle est où, la liberté humaine ?
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Encore des trucs médicaux aujourd’hui, avec une autre visite chez le cardiologue à Albi, cet après-midi. La charge d’entretien et de réparations augmente avec l’avancée en âge du corps humain se dirigeant vers la conclusion de ses “aventures”. Je ne sais pas comment les “tech bros” s’imaginent A) qu’ils vont parvenir à maintenir leurs cellules dans une jeunesse éternelle et B) à quoi ils vont s’amuser après quelques siècles d’immortalité. Que de conneries.
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Dreams that looked like ads encouraging people to “leave the worries to AI for a life of freedom and enjoyment!”; then… oh no, you don’t! Trump sneaking into my dreams now ? Rauss ! Vade retro !”
(It woke me up, it was 2 am; I read until almost 4 —Georges Perec, La vie, mode d’emploi (Life, Operating Instructions) recuperated at Volubilo, yesterday in “books to share”). Plus there were the worries concerning the kitten who had a bad limp in the left back paw, yesterday morning, and who had not come home; she came back toward 4 am, with less of a limp – probably from a fall with a bad landing, under observation today, for the time being, she’s sound asleep.)
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As far as I’m concerned, one of the most important passages in Les aventures de la marchandise occurs when Anselm Jappe deconstructs the error committed in every regime that called itself Marxist, by imagining that there was only the need to eliminate the class of capitalists (and to replace them by State capitalism) and to glorify the working class, for everything to be just fine, whereas the “beast” was in the value-making process itself. As if, that process did not require both classes for the production of that abstract value determining social relationships.
In any event, in this phase of the adventure, where systems of so-called artificial intelligence have been “fed” with every scrap of human knowledge existing in written form — without paying a cent to the owners and creators of said knowledge — in terms of “classes”, the relationship between workers and bosses turns out to have been the two facets of the same coin, each of the “classes” struggling to for a larger share of the value being created by labor. Whereas the mode of production made a necessity of these two classes. Where do things stand now and in the coming years, with these masses of “independent” workers, exploiting themselves while governments openly become weapons of repression? Once “freedom” consists essentially in that of buying and selling, including selling one’s self in order to be able to buy, what is there to be called a “society” ? Wherein, human freedom ?
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More medical stuff this afternoon with yet another visit to the cardiologist in Albi. Upkeep and maintenance increase as the human body moves along toward the end of its own “adventures”. I don’t know how the “tech bros” figure A) that they’ll stabilize their cells into endless youth and B) how the hell they’ll amuse themselves after a few eons of immortality. So stupid.