10 juin 2026

Des rêves, ne me reste que l’image d’un jeune homme assis sur le sol, avant-bras posés sur les genoux, heureux d’être “seul avec ses propres pensées”. Le reste étant à l’image des quiproquos de tous les jours.

Comme celui de l’enlèvement de la mauvaise voiture devant chez-moi, hier. L’épave, elle, est toujours là et quelqu’un doit désespérément tenter de récupérer son véhicule. Donc, encore des appels à la mairie, en plus d’un moment de civisme vraiment sans intérêt (pour représenter le cirque lors d’une rencontre avec le nouveau maire, je n’y ferai pas de vieux os).

Quant au jeune homme dans le rêve, heureux sans rime et sans raison : en voiture hier, hier, passant devant le parc de Rochegude à Albi, j’ai ressenti l’envie de m’y trouver; j’y avais passé d’heureux moments de solitude, l’année où je “disparus” à Albi pour quelques jours, juste pour permettre à mes idées de suivre le cours qui leur convenait dans ma propre tête — pas de téléphone, pas d’écrans, pas de journaux. Félicité.

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La vie mode d’emploi, Georges Perec : Il va sans dire que je n’ai rien contre, ni le roman, ni son auteur — comment le serai-je d’une pareille tentative de recomposer le puzzle à partir de ses éléments disparates ? Mais comme je ne suis absolument pas portée sur les descriptions détaillées qui lui servent de fil d’Ariane dans cette aventure, je pose le livre, et je réagis comme le jeune homme du rêve. Pas de livres, pas de téléphones, pas d’écrans, pas de journaux. N’être là pour personne. Du moins pour quelques minutes. Amen.

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Of the dreams, all that stays with me is the image of a young man, sitting on the ground with his forearms resting on his knees, happy to be “alone with his own thoughts”. The rest being in the vein of everyday quid pro quos.

Such as the business of the wrong car being removed from in front of my place, yesterday. The wreck is still there, this morning, and someone is desperately attempting to recuperate his or her vehicle. So, more phone calls to City Hall, plus a truly unwished for moment in a civic event with the new mayor (to represent the circus, I’ll make it short and sweet).

As for the young man in the dream, happy as the day was long : driving by Rochegude park yesterday in Albi, I longed to be in it; I’d spent many a happy moments alone there, the year where I “disappeared” in Albi for a few days, just to allow my own thoughts to thread themselves as they wished inside my own head – no phone, no screens, no newspapers. Bliss.

George Perece’s La vie mode d’emploi (Life, Operating Instructions): it goes without saying that I have nothing against the book or its author – how could I, in front of such an attempt to rebuild the puzzle out of its disorderly bits and pieces? But since I’m not in the least bit inclined toward the detailed descriptions he uses as his Ariadne’s thread in this adventure, I put down the book, and react like the young man in the dream. No books, no phones, no screens, no newspapers. I’m there for no one. At least, for a few minutes. Amen.

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