17 mars 2026

Rêves : Nous, les anciens, nous savions ce qu’il nous en avait coûté pour reconstruire la commune, en repeindre toutes les pièces, mais les plus jeunes n’en savaient rien ou bien s’en fichaient complètement lorsque nous leur en parlions; puis, à bord d’un énorme camion, je voyageais à travers le désert du Sinaï avec mon conjoint et un copain, un malentendu se produisait qui virai à la querelle, je descendais en disant que je poursuivrais la route toute seule, la camion partait et je découvrais que je ne parviendrais jamais à escalader la montagne toute seule, je restais assise sur une pierre, éventuellement, le camion revenait, puis nous pourchassions quelqu’un qui s’était emparé du chat, que nous retrouvions et qui se transformait en petit garçon, nous arrivions dans un endroit où un grand demi-cercle de femmes voilées attendaient le début d’une cérémonie quelconque, le petit garçon s’élançait sur cette scène improvisée, je le rattrapais pour le remettre à sa place, les femmes trouvaient ça très drôle et riaient de bon coeur; puis, en voiture avec quelqu’un à la recherche d’un espace où se garer, il y en avait un qui se libérait juste devant nous, malheureusement, les policiers nous arrêtaient et retenaient la voiture bien qu’elle ne soit ni de la même marque, ni de la même couleur, ni avec la même plaque d’immatriculation que la voiture qu’ils recherchaient et qui avaient quitté cet espace juste avant que nous l’occupions.

Pour ce qui est des “jeunes de la commune” dans le premier rêve : j’ai vu hier que les dirigeants d’un des groupes “virilistes-nationalistes” aux Etats-Unis, après avoir sévi dans les universités, s’étaient lancés sur le “marché” des adolescents dans les écoles secondaires (high school) du pays. L’âge où les gamins sont à leur plus fragiles, question identité, rôle, priorités… Je venais tout juste de réfléchir au fait que les gamins, nés depuis le début de l’ère du tout-par-internet n’avaient pas la moindre idée de ce qu’avait été la vie avant eux et ne pourraient que croire ce qu’on s’employait à leur faire gober sans relâche.

Cette pensée inspirée par un article dans The Nerd Reich, montrant le fils de George Soros copinant avec le chéri des milliardaires, Curtis Yarvin, dans une reprise classique, jouée en France chez les Klarsfeld, célèbres pourchasseurs de nazis, dont le fils est dorénavant un soutien de tout ce que ses parents ont le plus combattu. Au fond, naître vieux et tracer notre route vers l’enfance serait un bien meilleur arrangement.

Hier, à l’atelier d’écriture où le climat risquait de s’embourber dans les inquiétudes des uns et des autres concernant le 2e tour à venir dans les élections municipales, j’ai fait appel à ma technique habituelle dans de telles situations de groupe : je me suis chargée de faire rire tout le monde. Non pas que je ne sois pas aussi inquiète que les autres (ici, à moins de désistement du maire, les 65% d’électeurs qui n’ont pas voté RN laisserairnt le champ libre au 37% ayant voté RN au premier tour. Ça n’a rien de réjouissant, mais comme j’y peux strictement rien…)

Je peine à me remettre à L’Horloger des Brumes. Vu les tombereaux d’imbécilités qui nous tombent dessus sans relâche quotidiennement, imaginer le sort des humains en l’an 2184, ma foi…

Post-scriptum : Ah, tout de même. Une copine téléphone pour m’annoncer que le maire sortant a annoncé son désistement, non pas parce qu’il appuie l’autre parti qui reste en lice mais pour tenter de bloquer le candidat du RN. Nous convenons toutes deux qu’advienne que pourra, le maire vient enfin de remonter dans notre estime.

*

Dreams : Us old-timers knew what it had cost us to rebuild the commune and to repaint each one of its rooms, but the younger ones had no idea about it or couldn’t care less when told about it; then, I was travelling aboard a huge truck through the Sinai desert with my spouse and a buddy, a misunderstanding erupted that soon became a huge argument, so I stepped out saying I would travel the rest of the road alone, the truck left and I discovered I would never manage to climb the mountain on my own, I sat on a stone, eventually the truck returned, we chased after someone who had stolen the cat, recovered the cat who changed into a young boy and arrived in a spot where a large semi-circle of veiled women were waiting for the beginning of some ceremony, the little boy rushed forward to occupy that improvised state, I ran after him to bring him back where he belonged which greatly amused the women who started to laugh; then, in a car with someone searching for a parking space, one became available just in front of us, unfortunately, policemen came to arrest us and to impound the car even though it was not of. the right make, or color, or with the license plate of the car they were looking for and that had pulled out of that space just before we drove into it.

Regarding the “younger ones in the commune” in the first dream: I caught a glimpse yesterday of one of the groups of “nationalist-virilists” in the United States, the same ones who, having wreaked havoc in universities, were now on the “market” for the teen-agers in the country’s High schools. At the age when kids are at their most fragile, when it comes to personal identity, role, priorities…I had just been thinking about the fact that children born since the start of everything-through-internet did not have the slightest notion of what life had been like before them, and could only fall prey to whatever they would be fed relentlessly.

That thought inspired by an article from The Nerd Reich, showing the son of George Soros cozying up to Curtis Yarvin in a classic replay, here in France, of the Klarsfelds, famous Nazi-hunters, whose son is now a rabid supporter of everything his parents fought against. Indeed, being born old and working our way toward childhood would be a much much better arrangement.

Yesterday, at the writing workshop the mood was a risk of sinking into the murk with everyone angsting over the upcoming second round in the municipal elections, so I called upon my usual technique in such group situation : I made everyone laugh. Not that I’m not as worried as they are (over here, unless the current mayor accepts to pull out of the race, the 65% of the voters who did not vote for the extreme right wing RN, will open a boulevard for the election of the one who garnered 37% of the votes in the first round. There’s nothing to sing about, but since I can’t do a thing about it…

I’m having trouble getting back into L’Horloger des Brumes. Given the unending piles of stupidities we are being fed daily, imagining how humans will fare in 2184, frankly…

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PS: Ah, this at least: A buddy phones to tell me the mayor has announced he’s pulling out of the race, not because he supports the other party still in the race but in order to attempt blocking the candidate from the RN. We both agree that, come what may, the mayor has finally grown in our esteem.

2 comments

  1. Faire rire pour ne pas pleurer, la méthode est efficace, mais parfois épuisante.
    “Vu les tombereaux d’imbécilités qui nous tombent dessus sans relâche quotidiennement”, j’aimerai bien lire L’Horloger des Brumes.

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    • Ah, c’est gentil, ça 🙂 L’ennui, c’est que le talent que je semble avoir pour faire rire dans des situations ubuesques “réelles”, ne semble pas de propager jusque dans des temps futurs fictifs…je rame, donc, je rame à la recherche de ce qui introduira peut-être quelques lueurs jusque dans une dystopie ??? (La recherche se poursuit.) 🙂

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