
Rêve : J’avais des morceaux de tulle avec lesquels je voulais fabriquer deux chapeaux pour une amie, et un paquet de documents que je voulais trier pour lui en offrir une sélection dans une jolie présentation, nous étions à une exposition, elle me disait que nous y étions pour nous amuser et en profiter, mais je ne comprenais pas, complètement occupée à réfléchir à la fabrication des deux chapeaux (je n’avais aucune idée comment m’y prendre) et le choix des documents à lui remettre.
Pourquoi deux chapeaux, mystère, mais le tout a trait à L’Horloger des Brumes, ça, c’est évident, j’y patauge dans une quantité invraisemblable d’éléments, à l’arrêt comme dans la Mer des Sargasses.
L’image saisie sur mon téléphone hier, alors, et qui sert d’illustration ici aujourd’hui. J’avais mon téléphone avec moi — pour les horaires de bus à ne pas rater. À Gaillac, entre la gare routière et le cabinet de mon médecin, je traverse un petit parc avec des séquoias de taille impressionnante. Lors de ma dernière visite, en décembre, j’avais remarqué ce tronc d’arbre sur lequel un bourgeon était apparu; je l’en avais félicité et lui avait offert mes meilleurs voeux. Hier, c’était la profusion de nouvelles pousses, vraiment, j’espère de tout coeur que les services municipaux ficheront la paix à ce marronnier, être équipée pour ce faire, je lui prendrais même quelques nouvelles pousses à planter ailleurs. Sa vitalité me réjouit.
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Comment se comporte le monde en-dehors de mes préoccupations personnelles ? Je saurai bientôt ce que les médias ont à en dire mais, franchement, après avoir entendu une tête parlante de la télé, hier, “apprenant” de l’un de ses invités certains faits élémentaires dans l’histoire récente, je ne m’attends pas à une réelle compréhension de la situation d’ensemble. Des cartes existent détaillant les hauts-fonds et les gouffres, mais la plupart des gens veulent-ils le savoir? Non, pas vraiment. (Mon pessimisme quelque peu renforcé dans le trajet de retour hier, avec une bande d’ados bruyants jouant à “la game” de guerre sur leurs téléphones, leur seuls soucis se produisant lorsque leur téléphone passait en mode “conservation d’énergie”. Ça, c’était un désastre méritant des jérémiades (bruyantes) avec des “les gars, les gars, les gars, les gars, les gars, mon téléphone est mort ! Je suis mort ! “ De parfaits candidats pour les inepties d’un Bardella et de son équivalent ailleurs. (Et les filles ? Au fond du bus, à ricaner entre elles. Vraiment, si la vieillesse est supposément un désastre, elle a eu des années de pratique pour y parvenir.)
Allez, pousse, cher vieux marronnier !
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Dream : I had pieces of tulle with which I wanted to make two hats for a friend, and a bunch of documents I wanted to sort in order to offer her a selection of them in a nice presentation, we were at an exhibition, she was telling me we were there to enjoy ourselves and make the best of it, but I didn’t understand, totally preoccupied about the making of the two hats (I had no idea how to proceed) and the choice of documents to give her.
Why two hats, I don’t know, but all of it had to do with L’Horloger des Brumes, that much is obvious to me, where I’m floundering in an unbelievable quantity of elements, in which I’m stuck as in the Sargasso Sea.
The image grabbed on my phone yesterday, and that serves as illustration today. I had my phone with me — for the schedules of the bus I mustn’t miss. In Gaillac, between the bus station and my doctor’s office, I go through a small park with sequoias of huge dimensions. At my last visit in December, I had noticed this tree trunk on which had appeared one new shoot; I had offered him my congratulations and best wishes. Yesterday, there was this profusion of new shoots, truly, with all my heart I hope the municipal services will leave this chestnut tree alone, had I the equipment required, I would take a few of these new shoots and plant them elsewhere. It’s vitality delights me.
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How fares the world outside my personal concerns ? I’ll soon know what the media have to say about it but, honestly, after hearing a TV talking head, yesterday, “learning” from a guest some basic facts of recent history, I don’t expect too much in terms of real understanding of the whole situation. Maps exist of all the shoals and sinkholes but do most people want to know ? No, really not. (My pessimism somewhat reinforced on the trip home, yesterday, with a bunch of loud teen-aged boys playing a war game on their phones — they called it “la game” — their only concerns occurring when said phone dropped into low-battery mode. Now there was a disaster to moan over (loudly) with a “guy guys guys guys guys, my phone’s dead! I’m dead !” Perfect candidates for the stupidities of a Bardella or his equivalent elsewhere. (And the girls? At the back of the bus, giggling among themselves. Truly, if old age is supposed to be a disaster, it has years of practice to achieve it.)
Grow on, dear old chestnut tree!