4 avril 2025

Rêves : Il s’appelle “Clyde”, à certains moments, c’est un chat, à d’autres, un jeune garçon errant dans les rues, je l’accueille parfois et parfois je le laisse repartir mais il est là pendant tout le rêve alors que le prix de la nourriture augmente et qu’il est impossible d’utiliser le four en même temps pour la dinde (congelée) et le gâteau: déguisée en vieille baboushka, je retourne en Israël dans une famille où mon arrivée signifie l’arrivée d’argent d’un héritage juste avant le mariage d’une jeune femme, je dois faire attention de ne jamais retirer ni mon foulard ni ma perruque grise, il y a des soupçons, non pas à mon sujet mais concernant le père de la soeur aînée de la fiancée qui ne serait pas le même et que je fais attention pour ne pas me trahir lorsqu’il est question de la “shiksa” (non-juive) qui aurait visité le pays des années plus tôt.

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La baboushka, directement inspirée de cette illustration dans un carnet, entre-aperçue hier :

C’était durant un autre, très long épisode où on m’a assigné le rôle de composition de la mère indigne. La vie réserve de ces surprises, parfois…

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Journée très moche hier. Sorte d’effondrement physique et moral rendant toute écriture impossible. À la seule idée d’entreprendre la rédaction du 5e épisode au sujet des “crypto-bros”, mon énergie se dissolvait complètement – d’où l’expression très juste qui dit “les bras m’en tombaient” (le 4e épisode sera publié lorsque le rédacteur en chef le jugera souhaitable).

Pour l’heure, sachant qu’il n’y aura certainement rien de bon à glaner, ni dans les mails, ni dans les informations, je me dis que le mieux serait peut-être d’effectuer un minimum de rangement sur ma table de travail, totalement encombrée de livres, cahiers, carnets, griffonnages sur bouts de papier…

Hier soir, avant de quitter cette journée perdue, Le Soleil d’Alexandre s’est ouvert sur le poème de 8 vers d’Evguéni Baratynski :

Un palais se cristallise

Dans les nuages pressés

Mais le souffle d’une brise

A suffi pour l’effacer

Comme un songe de la Muse

S’illumine et disparaît

Quand l’effleure la confuse

Vanité du monde vrai.

(1829)

En face, à la page 351, il y avait bien le poème de Fiodor Tioutchev, avec son moment de “calme pur où ne régnait plus que le silence”. Je l’ai relu aussi, mais “la confuse vanité du monde vrai” a remporté la partie, je crois.

Ce qu’il en sera aujourd’hui, je ne me risque même pas à le prévoir.

Et puis, “Clyde”, dans le rêve, c’est qui, celui-là ? Je n’ai jamais connu un seul “Clyde” de ma vie.

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Dreams: His name is “Clyde”, sometimes he’s a cat, at other times a young boy wandering the streets, sometimes I let him in and sometimes I let him go but he is there during the entire dream while the price of food goes up and that it’s impossible to use the oven at the same time for the turkey (frozen) and the cake; disguised as an old babushka, I return to Israel in a family about to celebrate the marriage of a young woman, I must be careful never to remove my headscarf or my grey wig, there are doubts, not about me, but whether the fiancée’s eldest sister has the same father as she does, I must control my reactions so as not to give away the fact I am the “shiksa” they mention, the one who visited the country years earlier.

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The babushka, directly inspired by the illustration in a notebook I caught a glimpse of yesterday (see above). It was during another long period during which I was assigned the role of an unworthy mother. Life holds incredible surprises at times.

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Very lousy day yesterday. A kind of physical and moral collapse making all writing impossible. Just the idea of starting on the 5th episode about the “crypto-bros”, my energy dissolved completely – what the expression about your arms falling off renders perfectly (the 4th episode will be published when the editor so wishes.)

For the time being, knowing there will certainly not be anything good to find in the emails or in the news, I tell myself the best would be to do a bit of minimal tidying up on my work area, totally invaded by books, notebooks, writing pads, scribbles on bits of paper…

Last night as I was leaving behind this lost day, Le Soleil d’Alexandre opened on an 8-verse poem by Evgueny Baratynski describing a palace crystallizing in the clouds rushing by, a gust of wind dissolving it like a dream from the Muse lights up and disappears when touched by the confused vanity of the real world. Written in 1829. Published in 1830 in some obscure journal or other.

Facing it on page 351, there was the poem by Fyodor Tiuttchev with its moment of “pure calm in which there was nothing but silence.” I read it also, but the confused vanity of the real world, won out, I think.

What today will bring, I won’t even risk to predict.

Besides, this “Clyde” in the dream, who the hell is he? I never met a single “Clyde” in my entire life.

2 comments

  1. Je vous envoie mes encouragements lointains et sincères (même si très probablement inutiles, tant le corps et l’esprit se fichent des bons avis)

    Clyde ? pas celui de Bonnie, tout de même ?

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    • merci à vous. Non les encouragements ne sont jamais inutiles, je vous assure ! Quant au Clyde, savez-vous, c’est bien ce que je me suis dit après une recherche rapide au sujet de ce prénom; chose certaine, c’est le seul Clyde que m’évoque ce prénom. ça s’est bien mal terminé pour lui et sa Bonnie. Vu le règne actuel des mafieux, essayons d’y lire un bon présage 🙂

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