7 juillet 2023

La page des statistiques indique le nombre invraisemblable de 174 passages sur ce blog hier. Ce qui explique sans doute les nombres tout aussi invraisemblables dans mes rêves de la nuit dernière: un oiseau tentant de nourrir une flopée impressionnante d’oisillons, une vieille bagnole estimée à 85 000 pour laquelle on m’offrait 15 000 (euros ou dollars, le rêve ne le précisait pas.)

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Les festivités locales ont débuté hier avec le vernissage de l’exposition Ombres de cuir. Dans l’obscurité du sous-sol d’une ancienne mégisserie, petite torche à la main, on découvre les marionnettes en cuir d’Indonésie, de Thaïlande, des Indes, de Chine, et leurs ombres projetées sur les murs. Ce soir, les élèves de l’école du cirque présenteront leurs numéros – acrobatie, tissu aérien, trapèze – à l’ouverture du festival des arts de la rue, Rues d’Été; durant lequel se dérouleront des expositions dans les divers ateliers d’artistes dans la ville. Avant que tout le monde s’effondre d’épuisement dans la chaleur qui prend un sérieux élan depuis quelques jours. Demain: accompagnement chanté aux offrandes musicales d’Anne Maîtrejean, bénévolat à l’accueil de Rues d’Été, consommation importante de litres et de litres d’eau…

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Hier, j’ai rouvert le premier tome de Une saga moscovite de Vassili Axionov, que je n’avais pas relu depuis des lustres. (Il est le fils d’Evguénia Guinzbourg, auteure de Le Vertige et Le ciel de la Kolyma. Auteur prolifique, déchu de sa nationalité par le régime soviétique, établi aux Etats-Unis en tant que professeur de littérature russe moderne, décédé à Moscou en 2009). Il fait un usage très généreux de la technique des coïncidences heureuses dans cette saga, mais je lui pardonne en raison de la profusion de détails qui sonnent vrais – les extraits des journaux de l’époque stalinienne notamment et, surtout, pour les entractes : le chien Pythagore qui s’adonne à être la réincarnation du jeune prince Andrei de Podolsk du Xe siècle, l’écureuil de dimensions imposantes, nouvel avatar d’un certain Oulianov dit Lénine, et ainsi de suite…

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Une migraine s’annonce par des papillons dans les yeux. Je m’arrête ici pour aujourd’hui.

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The statistics page shows the unbelievable number of 174 clicks on this blog yesterday. Which may explain the similarly unbelievable numbers in my dreams last night: a bird attempting to feed an impressive slew of chicks, an old car estimated at 85 000 for which someone was offering me 15 000 (euro or dollars, the dream did not specify.)

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Local festivities began last night with the opening of the exhibition Ombres de Cuir (Leather Shadows). In the basement of a old tannery, equiped with small flashlights, a discovery of the leather puppets from Indonesia, Thailand, India, China. This evening, the students from the circus school will open the annual street festival Rues d’Été – acrobatics, aerial fabric presentations, trapeze; will follow a number of exhibitions in the studios of local artists, prior to everyone collapsing from exhaustion and the increasing heat over the past few days. Tomorrow: singing accompaniment to Anne Maîtrejean’s musical selections, volunteering at the reception booth for the festival, and major consumption of litres and litres of water…

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Yesterday I opened the first volume of Vassili Axionov’s Une saga moscovite I had not re-read in ages. (He was the son of Evgenia Ginzsburg, author of Journey into the Whirlwind. A prolific writer, he was stripped of his nationality by the soviet government, taught modern RUssian literature in the States and died in Moscow in 2009). He makes an overly generous use of lucky coincidences in his writing, but I forgive him because of the profusion of details that ring true – the newspaper clippings from the Stalinist era notably, and most of all, the intermissions : the dog Pythagoras who turns out to be the reincarnation of the 10th century young prince Andrey of Podolsk, the impressive squirrel who happens to be the latest avatar of one Oulianov aka Lenin, and so on…

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Flickering butterflies in my eyes announcing an oncoming migraine. I’ll stop here for the time being.

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