14 septembre 2026

Rêve : Six mots en allemand tirés d’un poème, ils doivent être déposés à travers un entonnoir sur une page, comme du bronze fondu, et servir d’exergue à un texte.

Au réveil, c’est tout ce qui reste du rêve; j’ai l’impression que les mots étaient tirés du poème de Brecht À ceux qui viendront (qui vivront ?) après nous.

Mais les six qui me reviennent pendant que je prépare le thé matinal : Frères humains qui après nous vivez. Essentiellement la même chose, au niveau de l’idée et de l’intention.

Des bribes de souvenirs. Détails. Celui de la dame qui, à l’automne, vend son raisin sur le marché du dimanche. Le seul que je mange dans l’année. Elle le vend 4€ le kilo; en arrivant au marché, hier, je lui demande de m’en réserver un kilo que je prendrai en repassant, pour qu’il ne soit pas écrasé sous les autres denrées. Quand je reviens, elle a déjà préparé mon sachet, avant même que je lui règle l’achat.

Détails de vies, insubstantiels. Que faisais-tu, le matin du …

Frères humains qui après nous vivrez...

Atelier d’écriture, cet après-midi. J’ai averti l’animatrice que je ne suivrais pas nécessairement ses directives, utilisant les trois heures pour termine un ou l’autre des récits dans L’Horloger des Brumes.

Pendant que des pourris dispersent la longueur et la largeur des vies de leurs frères humains dont ils n’ont cure.

*

Dream : Six words in German taken from a poem, they must be deposited through a funnel on a page, like melted bronze, and serve as an epigraph to a text.

That’s all that’s left of a dream, when I wake up; I have the feeling that the words were taken from the poem by Brecht To Those who will come (who will live ?) after us.

But the six that come back to me as I prepare the morning tea : Fellow humans who live after us. Essentially the same thing, in terms of the thought and the intention.

Flecks of recollections. Details. Those of the woman who sells her grapes on the Sunday market every fall. The only ones I eat in the year. She sells them for 4€ per kilo; at the market yesterday, I asked her to save me a kilo that I’d pick up in the end, so that the grapes would not get crushed under the other purchases. When I came back, she had already prepared my bag, even before I had paid for it.

Details from lives, unsubstantial. What were you doing on the morning of…

Fellow humans who live after us…

Writing workshop this afternoon. I’ve told the workshop leader that I will not necessarily be following her instructions, and will use the three hours to finish off one or another of the tales in L’Horloger des Brumes.

While the scumbags dance away the width and breadth of their fellow humans’ lives they couldn’t care less about.

2 comments

    • oui, et tous les autres dont on n’entend plus parler depuis que Frontex limite de déploiement de navires de sauvetage en mer, et signale même les départs clandestins aux Libyens avant que les zodiacs pourris n’atteignent les eaux internationales…

      Like

Leave a comment