

Rêve : Une personne que j’avais connue dans un autre rêve se retrouvait dans celui-ci pour tenter d’échapper à un malheur dont elle me détaillait la nature — il avait quelque chose à voir avec le malheur dans la chanson Vava Inouva — elle était une sorte de croisement de la gamine dans ce conte kabyle, frappant à la porte de son grand-père dans la forêt, et le personnage du petit chaperon rouge, nous marchions, elle et moi, d’un bon pas pendant ce temps, et il n’y avait pas la moindre trace de pathos dans son exposé.
Puis, au réveil, cette impression de tenter d’attraper un poisson avec ses mains — les pensées étant les poissons aussi rapides que les moustiques quand on tente de les attraper.
Une de ces pensées – ha! j’t’ai eue! — au sujet du sentiment de découragement que j’ai ressenti hier après avoir publié un commentaire inutile sur un message facebook ridicule. Il y était question, dans une liste clairement assemblée par IA, de toutes ces choses merveilleuses que nous, les anciens, nous avions connues dans nos excellentes enfances alors qu’il n’y avait aucun besoin de ces imbéciles d’écolos donneurs de leçons; le tout, supposément l’oeuvre d’un monsieur au nom passe-partout, genre André Durant ou Robert Dupont. Alors j’étais allée jeter un oeil sur la page du monsieur en question et, sans surprise, le tout, le nom, sa photo, ses articles, tous générés par IA (il est encore requis de le signaler, quoique personne ne semble s’en préoccuper alors je suppose que le jour viendra où il ne restera plus que le sentiment personnel pour signaler l’arnaque totale). De toute façon, je suis retournée au message pour en signaler l’artifice complet, et on m’a répondu “et alors ? tout ce qu’il dit est vrai” (au sujet des écolos stupides et de combien la vie était merveilleuse quand ils n’existaient pas).
Alors, lorsque je lis le plus récent avertissement dans le genre Attention, Un Train Peut en Cacher Un Autre, article écrit par une experte en cybersécurité, il faut bien que je me demande à quoi il servirait que je prenne le temps de traduire et de publier les paroles de l’experte, laquelle, honneur à elle, offre des suggestions parfaitement sensées qu’absolument personne n’envisagera dans la version actuelle de la Maison Blanche. Vite, vite, le temps presse !
Entretemps, je reçois un message m’avisant que je n’ai presque plus d’espace sur le “cloud”, veuillez acheter plus d’espace ou retirer une partie de vos affaires. Je ne vais pas “acheter plus d’espace”, mais à savoir si je vais parvenir à réaliser l’opération pour diminuer la charge de mes données, il y a de fortes chances que mes trucs ne se retrouvent pas “mis en sécurité” dans les nuages…
pendant que je poursuis ma lecture sur les événements incroyablement complexes qui se déroulaient durant les années de la Première Guerre Mondiale (dans les 15 pages de photos dans The Deluge de Adam Tooze, il y en a exactement 2 contenant des femmes: l’une, de la femme que les Bolchéviques avaient choisi comme envoyée aux discussions à Brest-Litovsk (on ne peut s’empêcher de se demander ce qui est advenu d’elle, puisqu’elle était membre des Socialistes Révolutionnaires que Lénine fit abattre en masse quelques mois plus tard), et une autre de quelques 15 infirmières de la Croix Rouge japonaise, de retour de l’intervention en Sibérie en 1919. Toutes les autres rencontres, conférences, discussions, embellies et dégringolades sont l’ouvrage d’un océan d’hommes s’affrontant dans la noble tâche d’en envoyer d’autres à leur mort.
Tout en préparant la voie pour la Seconde Guerre Mondiale. On ne s’est pas remis encore, ni de l’une, ni de l’autre, tandis que bouillonne présentement la mixture qui n’a pas de nom encore.
*
L’enfance, oui. La vie.
*
Dream: Someone I had known in another dream had found her way into this one in an attempt to escape from a misfortune the details of which she was telling me — it had something to do with the misfortune in the song Vava Inouva — she was a kind of crossing between the little girl in that Kabyl tale, knocking at her grandfather’s door in the forest, and that of Little Red Riding Hood, meanwhile we were walking briskly, she and I, and there was not the slightest trace of pathos in her exposé.
Then, on waking, this impression of attempting to catch a fish with your hands — thoughts being the fishes as swift as mosquitoes when you try to catch them.
One of these thoughts – ha! gotcha! —concerning the hopeless feeling experienced yesterday after posting a useless comment on a ridiculous posting on facebook. It consisted of a clearly AI-produced listing of all those wonderful ways us older folks had lived in our excellent childhoods when there was no need of stupid ecologist know-it-alls; the whole thing supposedly under the pen of a man with one of those one-size-fits-all names like a French version of Jack Smith or of John Brown. So I’d gone for a look at this man’s page and, sure enough, the name, his photo, his posts were all AI generated (there’s still some obligation to signal this, although no one seems to bother so I guess the time will come when there won’t be anything other than your gut to tell you this is total scam). Anyway, I went back to the posting to signal the artificial nature of the entire thing, only to get a response telling me “who cares ? everything he says is true” (about the stupid ecologists and how wonderful life was when they weren’t around).
So when I read the latest Stop-Look-Listen warning in an article written by a cybersecurity expert, I have to wonder what’s the point in spending time translating and posting it when said expert, bless her soul, makes perfectly sound suggestions absolutely non one in this version of the White House will even consider taking up. Gotta hurry, gotta rush, time waits for no one.
Meanwhile, a message tells me I’m running out of space on the “cloud”, please buy more space or clear out some of your stuff. Obviously, I am not going to “buy more space” but the hell if I can manage the required operation to lessen the load, so I may simply end up not having my stuff “safely stored” in the clouds…
while I read on about the incredibly complex events that played out in the years of the First World War (in the 15 pages of photos in Adam Tooze’s The Deluge, there are exactly 2 with women in them : one of the woman the Bolsheviks designated as their envoy to the Brest-Litovsk disccussions (one can’t help but wonder what became of her, since she belonged to the Socialist Revolutionaries Lenin ordered physically eliminated a few months later), and another of some 15 Japanese Red Cross nurses returning from the Siberian intervention in 1919. All the other parlays, conferences, discussions, upturns and downturns being the work of a sea of men mightily butting heads in the noble task of sending others to their death.
All the while setting up the conditions for the Second World War. We haven’t recovered from either one yet while whatever is boiling over now doesn’t have a name yet.
*
Childhood, yes. Life.
Au diable fb et AI. A chacun de nous de remettre la pendule à l’heure pour ce qui est de notre enfance , des plus et des moins de nos vies
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Je comprends très bien ton “au diable” c’est “plus fort que moi”, comme on dit, même s’il n’y a qu’une autre personne qui réfléchisse trois secondes avant de se laisser bouffer encore une autre partie de son cerveau par les conneries d’IA, ben, inch’ allah; si je me parle toute seule eh! quand vous étiez à l’école, toi et Marthe, moi, je m’entendais très bien avec mon moi-même, il m’arrivait même de me faire rigoler, c’était pas plus mal 🙂
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