2 août 2026

Longue note d’appréciation et de regrets, adressée en rêve à la bonté et à la beauté, si maltraitées, et qui mériteraient tellement mieux tellement mieux.

Au réveil, je retrouve une chronique du 3 juin 2022 contenant une improvisation sur les réflexions du serpent dans le jardin d’Eden. Je l’avais oublié mais j’y faisais référence à quelqu’un qui aurait trouvé la recette du miracle permettant de régler le problème du spatio-temporel – il s’agissait d’une référence à Daniil Harms, dans un court texte où il donnait sa définition d’un miracle, mais je ne sais plus si c’était dans le livre d’André Markowicz contenant ses traductions ou dans celui publié chez Christian Bourgeois qui se trouve quelque part dans le fouillis au salon.

Et pour ce qui est de la Gudrun dans l’histoire de L’Horloger des Brumes, mentionnée dans la chronique du 13 juin 2024, ça y est ! coup de tonnerre dans les neurones ! je vois où elle va se caler dans le récit. Tout venant à point à qui sait tattendre, à ce qu’il paraîtrait.

Longue, très longue, séance avec Camille hier, durant laquelle mon voisin toque à la porte pour me remettre une quantité invraisemblable de quetsches, une partie de la récolte qu’il vient de faire avec un autre voisin sur un pauvre prunier tellement chargé de fruits qu’il en avait une branche de cassée. Il y en avait tellement que Camille est repartie avec plus de la moitié; je vais me faire de la compote avec celles qui restent. Et poursuivre révisions et recherches concernant LA solution à notre problème commun : la mise en page des récits et des illustrations du tout, pendant que Camille termine d’autres dessins avant la rentrée en septembre. Restera ensuite à recueillir des sous pour l’impression, à voir plus tard, il y a suffisamment à faire d’abord pour ne pas charger le bourricot plus qu’il n’en faut.

Si les imbéciles ne font pas sauter la planète d’ici là, on devrait y arriver.

Dans Parias* : cette image de la trahison complète de la Tchécoslovaquie à Munich en 1938. Saluée par un grand hourra et un gros ouf de soulagement par la France et par l’Angleterre. Voilà, nous, on sera tranquilles, il va se contenter de la Tchécoslovaquie, il l’a promis à Chamberlain, nous voilà bons, la Tchécoslovaquie, de toute façon, on en connaît même un seul de tchécoslovaque ? Hein ? Alors, nous, on a d’autres chats à fouetter. En cela comme pour tout le reste, les politiciens se révéleront lilliputiens par l’âme, et ça n’a pas changé depuis. (J’en suis au durcissement additionnel des conditions faites aux réfugiés en France, patrie bien connue des droits zé des libertés, à partir de ce moment. Certaines de ces règles sont toujours en vigueur, d’ailleurs, comme celles interdisant de travailler, mais nécessitant un contrat de travail pour faire une demande de titre de séjour, et autres joyeusetés de ce genre. Et les trop riches, surchargés comme toujours et penchant toujours davantage vers la droite, jusqu’à ce que quelque chose se brise, oh, regardez, serions-nous allés trop loin? Vite, trouvons quelqu’un d’autre à qui faire porter le blâme ! )

*Marina Touilliez, Parias Hannah Arent et la “Tribu” en France (1933-1938); L’Échappée, 2024

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Long notre of appreciation and regrets, addressed in a dream to kindness and to beauty, so ill treated and deserving so much better so much better.

Upon waking, I come across a column dated June 3rd 2022 containing an improv on reflections by the snake in the Garden of Eden. I had forgotten about it, but in it, I was referencing someone qho had found the recipe for the miracle with which to resolve the problem of space and time — it was a reference to Daniil Harms in a short texte in which he gave his definiton of a miracle, but I don’t remember if it was in a book of André Markowicz’ translations or in that published by Christian Bourgeois which is somewhere in the total mess in the living-room.

And af for the Gudrun in L’Horloger des Brumes, mentioned in the colum of June 13 2024, yay ! Thunderclap in the neurons ! I see where she’ll appear in the tale. All things coming to those who wait, they say.

Long, very long session with Camille yesterday, during which my neighbour knocked on the door to bring me an unbelievable amount of plums he had picked with another neighbour off a poor plum tree so loaded down with fruit that one of its branches had broken. There was so much that Camille left with more than half; I’ll stew the remaining ones. And get on with my revisions and the search for THE solution to ou common problem : that of the typesetting of the tales and the illustrations of the whole thing while Camille finishes some more drawings before schools start up again in September. We’ll then set to finding the money for the printings, later, there’s enough to do now, no need to load down the mule any more than required for the time being.

We should manage it, so long as the idiots don’t blow up the planet before then.

In Parias : this image of the total betrayal of Czechoslovakia in Munich in 1938. Greeted with a big hurrah and huge sighs of relief by France and England. There we go, we can breathe now, he’ll be satisfied with Czekoslovakia, in any event, who even knows a single Czechoslovakian ? Right ? So, we have other fish to fry; In that, as in everything else, politicians revealed themselves as lilliputians, soul-wise, and nothing has changed since. (I’m at the point in the book of the further tightening at that point of conditions for refugees in France, the well known land of rights and freedoms. Over here, some of the same rules still apply, in fact, such as those forbidding the right to work, but making a work contract mandatory in order to file for a residence permit, and other such jolly good fun stuff. And the rich, as always, leaning every more rightward, overladen, until something breaks. Oh look, did we overdo things ? Quick, let’s find someone else to blame for the mess !

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