1er novembre 2026

Exception à ma règle, ce matin : éveillée tard, avec courses à faire et rdv à l’Autrucherie à 10h. Je noterai peut-être des impressions ici, plus tard dans la journée, plutôt qu’au réveil.

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12:48 Voilà. Je ne voulais pas rater le Café Mortel à L’Autrucherie et comme la dame sur le marché vendait ses crysanthèmes “pas chers”, j’ai puen ‘apporter et les poser sur la table durant les prises de paroles. Il y avait une bonne trentaine de personnes, dont une majorité n’avait jamais fait cette expérience de parler de la mort avec d’autres, dans un endroit public comme un café ou une librairie, à une époque où, sauf pour les croyants d’une religion ou d’une autre, il n’existe plus vraiment de rituels durant lesquels évoquer notre rapport aux disparus. De plus, je sais que l’association de La Petite Faucheuse a dorénavant ouvert sa société de pompes funèbres à Lautrec et que cette question en est une dont j’aimerais régler les détails autant que faire ce peut, pour que mes survivants — proches ou éloignés — aient le moins de soucis possibles à se faire à ce sujet, c’était l’occasion d’une reprise de contact. À poursuivre à Lautrec pour les questions les plus pointues et les plus précises.

Et puis, au réveil, ce matin, juste l’idée de retrouver dans les nouvelles du jour les dernières informations sur les fossoyeurs à l’oeuvre un peu partout dans le monde — y compris ici même — m’inspirait trop de dégoût pour que je puisse aligner plus que quelques mots.

Avanti, i tutti.

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Exceptionnaly this morning: I woke up late with shopping to do and an appointement at 10 am at L’Autrucherie. Perhaps I’ll jot down impressions here, later in the day, rather than upon waking up.

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12:48 Voilà. I didn’t want to miss the Mortal Café at L’Autrucherie and as the woman on the market was selling ‘inexpensive’ chrysanthemums, I was able to bring some to set on the table while people spoke. There were a good thirty people, most of whom had never experienced talking about death with others, in a public space such as a café or a bookstore in these times when, except for believers in one religion or another, there aren’t truly any more rituals during which one can evoke one’s relationship with the dead. Moreover, I know that the association La Petite Faucheuse (The Little Reaper) has now opened its own funeral society in Lautrec and since this is a question the deatails of which I would like to settle ahead of time, as much as I can, so that my survivors — near or far — have as little to worry about as possible on this topic, this was an opportunity to re-establish contact. To be continued in Lautrec, for the more specific and detailed questions.

Plus, upon waking this morning, just the thought of being in contact with the daily news about the gravediggers at work a bit all over the world — including over here — filled me with too much disgust to be able to line up more than a few words.

Onward, and all that.

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