17 septembre 2026

La mise en route matinale est toujours plus difficile lorsque je m’éveille sans souvenir des rêves de la nuit. Pourquoi ? Je ne sais pas. Comme s’il me manquait un élément essentiel de raccord dans l’histoire.

Tout ce dont je me souviens, c’est que le premier rêve fut interrompu par le scritch scritch du rongeur, suivi de la mise en route de l’enregistrement de la chouette effraie. Le sommeil ne revenant pas tout de suite, j’ai lu certaines des plus récentes imbécilités de Trump et de sa Cour de bras cassés. Les autres rêves étaient aux abonnés absents quand j’ai ouvert les yeux. Seul me restait une image aperçue hier de Guillaume II d’Allemagne avec sa coiffe à tête de mort. Celle-ci :

Elle se trouve dans le chapitre des Somnambules de Christopher Clark où on fait connaissance avec la joyeuse famille dysfonctionnelle des royaux régnant en Europe au moment de la Première Guerre Mondiale. Tous plus ou moins apparentés et chacun royalement inepte à sa façon. Cette fascination qu’exercent les imbéciles, c’est vraiment incompréhensible.

Puis j’ouvre cette page et je vois qu’on a consulté la chronique du 10 août 2025 où je parle du roman dystopique de Sinclair Lewis It Can’t Happen Here écrit durant l’été de 1935, les Américains y élisant à la présidence un homme “vulgaire, presque illettré, un fabulateur aux mensonges facilement décelables…un acteur de génie.” Trouver l’erreur au moment où le Speaker de la Chambre du Congrès renvoie tous les législateurs chez-eux jusqu’après la tenue des élections de mi-mandat en novembre afin qu’aucune tentative de prise de décision ne vienne embêter le président dans ses élucubrations de plus en plus hors-sol. Un législateur a à peine eu le temps de déposer une motion d’impeachment à l’encontre du secrétaire à la défense, Hegseth, et le directeur du FBI, Kash Patel, de s’empêtrer dans ses explications sur pourquoi il avait fait retirer des empêchements à la candidature des agents la notion de pratique de la bestialité (“non, non, c’est pour protéger les victimes auxquelles ont été imposé de telles pratiques,” dit-il. Ah bon, parce qu’elles sont nombreuses les victimes en question à vouloir postuler comme agent du FBI ?)

Du délire de tous côtés.(Non, il ne s’agit pas là d’incidents tirés de la dystopie de Sinclair Lewis.)

Une amie est venue prendre le thé hier, désemparée au sujet de ce qu’il faut comprendre au sujet de tout le brouhaha au sujet des IA…et provenant de leurs fabricants ! S’il-te-plaît, lis ce que j’ai publié sur ma page facebook Maria Damcheva — l’opinion de Friedman du New York Times. Intitulée C’est Trop Tard et appelant à se concentrer sur la gestion des dangers déjà existants avec les modèles IA en usage, et servant à des activités criminelles — les Houthis au Yémen, par exemple, un pays avec un taux d’analphabétisme de plus de 50%, utilisant le Claude de Anthropic pour établir des listes d’installations militaires américaines à cibler, et d’autres bozos finis ailleurs, bidouillant autour de notions d’armes biologiques.

Pour rappel, le roman de Sinclair Lewis, It Can’t Happen Here a été traduit en français sous le titre Impossible Ici.

A part ça ? Jeudi, 17 septembre, ici il fait beau, le temps a une fraîcheur automnale délicieuse après les canicules de cet été. Le rongeur s’est à nouveau tu dans le mur, et je poursuis mes corrections sur L’Horloger des Brumes et ses matériaux d’accompagnement.

*

The morning start-up is always harder when I wake up with no memories of the dreams from the night. Why ? I don’t know. As if I was missing an essential link in the story.

All I remember is that the first dream was interrupted by the scritch scritch of the gnawer, followed by the setting up of the recorded cry from the barn owl. Since falling back to sleep wasn’t happening immediately, I read some of the latest idiocies by Trump and his Court of bozos. The other dreams went awol when I opened my eyes. All that remained was an image seen yesterday of Germany’s Kaiser Wilhem II wearing his head dress with a death mask. This one :

It’s in the chapter of Christopher Clark’s The Sleepwalkers where one is introduced to the merry dysfunctional family of royals reigning on Europe at the time of the First World War. All more or less close relatives, each one royally inept in his own way. This fascination exercised by imbeciles is truly incomprehensible.

Then I open this page and I see someone consulted the column from August 10 2025 where I mention Sinclair Lewis’ dystopic novel It Can’t Happen Here written during the summer of 1935, in which the Americans elect as president a man who is “vulgar, almost illiterate, a public liar easily detected…an actor of genius.” Search for the error at a time when the Speaker of the Chamber of Congress sends all the representatives home until after the mid-term elections in November, so that there will be no attempts at decision-making to bother the president in his ever-more outlandish yammerings. One representative barely had the time to file a motion calling for the impeachment of Hegseth, the secretary of Defense, and the FBI Kash Patel, to get lost in his explanations of why he ordered bestiality deleted from the conditions restricting applications to the agency because of the practice of bestiality… “no, no, it’s to protect the victims who were forced into such practices,” he says. (Oh, because there are many such victims wanting to become FBI agents ?)

Madness on all fronts. (No, those are not events drawn from Sinclair Lewis’ dystopia.)

A friend came for tea yesterday distraught over what should be made of the kerfuffle over the dangers of AI — and coming from their manufacturers ! Please read what I published on my Maria Damcheva facebook page — the opinion piece by Friedman of the New York Times. The one titled It’s Too Late and calling for concentrating on dealing with the dangers already alive and kicking with existing AI models being used for criminal activities — Houthis in Yemen, for instance, a country with a higher than 50% share of illiteracy, using Anthropic’s Claude to list American military assets as targets, and some other bozos elsewhere fiddling around with notions of bio-weapons.

As a reminder, Sinclair Lewis’ novel It Can’t Happen Here has been translated into French under the title Impossible Ici (Impossible over here).

What else ? Thursday September17 over here, the weather is fine with a tinge of autumn coolness, delicious following the heat waves of this summer. The beastie gnawing in the wall is quiet again and I continue with my corrections to L’Horloger des Brumes and its supporting materials.

2 comments

  1. Alors qu’ici un s’exalte á voir le PM et son discours en Europe, le chien soupire parce que à jeun pour la prise de sang prélude à une éventuelle chirurgie dans l’oeil. Etc etc. Il fait beau et déjà très chaud à 9 am

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