
Tous, toutes, nous avons nos angles morts. Celui d’un JD Vance me semble particulièrement étendu, en fait, j’ai l’impression que son angle mort occupe le plus clair de son champ mental. Je pense qu’il s’imagine vraiment que Peter Thiel lui accorde sa protection en raison de ses capacités exceptionnelles à lui, JD, sorte de phénomène béni des dieux. Un jour, peut-être, il fera l’expérience, dévastatrice, de la vérité : il n’est que son coursier, j’imagine le plaisir qu’il doit ressentir en jouant la pipelette auprès de Thiel sur tout tout tout ce qui se passe autour de Trump, convaincu que Thiel lui assurera la succession, le moment venu. Un pauvre type de taille XXL, disponible pour toutes les compromissions, sans exception.
Il est 8h20. Je vis plutôt la nuit en ce moment, quand un friselis d’air frais nous coule sur la peau. Et là, avant que la chaleur rende la sortie impossible, je dois passer par la pharmacie, il sera toujours temps de passer la bande des salauds en revue plus tard.
« En mai 2024, à l’occasion de l’un de ses meetings à Buenos Aires, devant ses milliers de fans, le Président rock star, Javier Milei, n’a pas résisté, et a entonné une reprise de « Panic Show », un tube du célèbre groupe de rock argentin, La Renga :
S’il-te-plaît, ne me fuis pas
Je suis le roi d’un monde perdu
Je suis le roi et je vais te détruire
Tous les complices sont à mon goût.
« Je suis le roi d’un monde perdu » : on ne peut pas mieux résumer par cet aveu la double promesse de consolation et de résurrection d’un monde disparu ; de l’autre une promesse d’accélération vers un monde sans avenir. Quelques mois plus tôt, lors de sa campagne présidentielle, dans une salle de concert bondée de la banlieue de Buenos Aires, la foule silencieuse attendait dans l’obscurité l’arrivée d’« El Loco », l’homme à la tronçonneuse. Pendant qu’il commençait de se frayer un chemin au milieu de ses supporters, l’écran s’éclaira et le public assista, pendant de longues minutes, accompagné par des riffs agressif de guitare électrique, à ceci : une succession interminable d’explosions nucléaires, de bâtiments désintégrés par des nuées de missiles aériens, d’immeubles qui implosent ou s’effondrent sur eux-mêmes.
Le scénographe de la soirée ne pouvait pas trouver meilleure idée. Peut-être avait-il lu Walter Benjamin, qui disait à propos du fascisme, que l’Humanité « est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre ». (Le Temps des Salauds p 97).
(Juin 2026 : recevant le multi-milliardaire Peter Thiel, Milei annonce une nouvelle loi argentine qui permettra d’y incorporer des sociétés dirigées par des IA (du moins, sur papier), sociétés « à responsabilité limitée » dont les errements ne seront que des « oupse », quelle qu’en soit la gravité. Commentaire personnel).
*
We all have blind spots, all of us. That of JD Vance strikes me as being particularly wide, in fact, I get the impression that his blind spot occupies most of his mental field. I think he truly imagines that Peter Thiel awards him his protection because of his exceptional capabilities, his, JD’s. Some day may, he will experience the devastating truth: he is nothing but his errand boy, and I imagine with what delight he experience playing the tattle-tale to Thiel about everything bitty little thing occurring around Trump, convinced that Thiel will insure his succession at the right moment. A schmuck, size XXL, available for every compromising behavior imaginable, with no exceptions.
It is 8:20 am. You live more at night time these days, when a quiver of cool air runs over your skin. And now, before the heat makes going out impossible, I must make a run to the drug store, there will always be enough time to go over the whole bunch of bums later.
« In May of 2024, for one of his meetings in Buenos Aires, in front of thousands of his fans, the rock star President, Javier Milei, couldn’t resist and he picked up a replay of « Panic Show », a hit by the famous Argentinian rock group, La Renga :
Please don’t run away from me,
I am the king of a lost world
I am the king and will destroy you
All accomplices are to my taste.
“I am the king of a lost world” : one cannot better summarize than in this admission the double promise of consolation and of resurrcetion of a disappeared world; on the other hand, a promise of the acceleration toward a world with no future. A few months earlier, during his presidentail campaign, in a packed concert hall of a Buenos Aires suburb, a silent crowd waited in the drark for the arrival of « El Loco », the man with the chainsaw. While he began winding his way through his supporters and to the sound of aggressive electric guitar riffs, the screen lit up and for several minutes, the public viewed what follows: an endless succession of nuclear explosions, of buildings disintegrated by swarms of airborne missiles, of buildings imploding or collapsing on themselves.
The evening’s scenographer couldn’t have had a better idea. Maybe he had read Walter Benjamin, who has said about fascism that Humanity “had become sufficiently estranged from itself in order to live its own destruction as an aesthetic enjoyment of the greatest magnitude.”
(June 2026 : greeting multi billionaire Peter Thiel, Milei announced a new Argentinian law allowing the incorporation of companies led by AI (at least, on paper), “limited liability” companies whose mistakes would only amount to an “oopsie”, no matter how severe. Personal comment.)
Sans avenir ou avenir inconnu? No sé
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No sé either but whatever it may be, the Mess keeps getting messier…
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