20 octobre 2026

Donc, depuis ma propre “page d’administratrice” de ce blog, je visite les statistiques d’hier…et wordpress me compte cette visite comme…une visite. Façon comme une autre de gérer les “statistiques” du site. Mais bon, au vu de tout le reste, une entourloupe de plus ou de moins, n’est-ce pas ?

La “visite” que wordpress m’attribue dans mes” statistiques du jour”: consultation de la publication du 16 décembre 2025, avec l’illustration de l’armoire que j’avais peinte avec des reproductions des illustrations de Bilibine pour des contes russes, dont celui de Vassilissa, la toute belle, que je dédiais à ma fille, du moins, dans ma propre tête.

Celle que je choisis pour aujourd’hui : celle du petit carnet débutant le 3 mars 2018. Première page : notes d’une rencontre sur les migrations et sur des activités pour favoriser les contacts entre habitants et nouveaux arrivants. Les mots : “droit à la dignité” et des numéros de téléphone d’avocats. Puis: les ennuis avec ma retraite, l’annonce de la nécessité d’une chirurgie cardiaque, la période de flottement alors que je quitte un logement seulement pour apprendre que celui sur lequel j’ai versé un accompte a été loué à quelqu’un d’autre, l’arrêt de travail, les papiers papiers papiers, Revenu Canada ne répond pas, le petit Ryad de CM-1 à l’école de Crins à sa dernière séance d’accompagnement scolaire avec moi dessine dans mon carnet : son nom sous un soleil et la Tour Eiffel en bleu blanc rouge; coronographie, Doppler, et cetera. Dernière entrée : “Des aiguilles de glace s’allongèrent sur les flaques d’eau”, suivi d’extraits de la Loi sur les réquisitions et les mots : Europe : 30% des richesses mondiales pour 6% de la population.

Hier soir, dans Crashed*: la crise bancaire dans l’Eurozone. Les “petits” ont bien dégusté. Ce que le rêve de cette nuit a résumé avec ce morceau de tissu vert et précieux, se transformant en bout de chiffon sans valeur et ma présence n’étant plus la bienvenue dans la pièce. Quant à la création des “bad banks” chargées de rassembler les mauvaises créances…elles en faisaient quoi ? (Je le saurai peut-être un peu plus loin dans l’histoire.)

En temps réel, maintenant : voir la fable sur La Peste de Jean de La Fontaine. Surtout pour le “à ces mots, on cria haro sur le baudet”.

Quant à la citation sur le carnet de mars-avril-mai 2018, je ne sais pas ce qu’Adorno entendait, précisément par cette phrase, c’est l’ennui avec les citations privées de leur contexte. Mais disons qu’il faut surtout, dans un premier temps, regarder les choses en face, certes, mais en les nommant correctement pour ce qu’elles sont. Sans quoi, non seulement le “meilleur” n’est pas possible, mais l’infamie ne fait que prendre des forces, Roi Famine oblige.

J’ai laissé les choses hier soir, au moment où Poutine et Xi Jinping invitaient Trump à venir “régler” la guerre d’Ukraine avec eux. Je ne sais pas encore combien d’Ukrainiens ont été tués ou blessés par les attaques commandées par Poutine cette nuit, ni la progression dans le délabrement mental du président des Etats-Unis.

*Adam Tooze, Crashed — How a Decade of Financial Crises Changed the World, Penguin Books 2019

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So, from my. own “administrator page” on this blog, I visit yesterday’s statistics…and wordpress counts this as …a visit. That(s one way to manage the “statistics” on the website. But, given all the rest, one scam more or less, right ?

The “visit” wordpress attributes in my “daily statistics consisted of my own consultation of a publication from December 16 2025 someone had look up, illustrated with paintings I had done on an armoire of reproduction of Bilibin illustrations for Russian tales, including that of Vassilissa the Beautiful I was dedicating to my daughter, at least, in my own mind.

The one I choose pour today: that of the small notebook beginning on March 3 2018. First page : notes from a meeting on migrations et on activities to develop in order to facilitate contacts between residents and new arrivals. The words : “the right to dignity” and phone numbers for lawyers. Then : the problems with my pension, the news about needing cardiac surgery, the floating period when I leave my apartment only to find out that the one on which I’d put a deposit has been leased out to someone else, the end of my work sessions, paperwork paperwork paperwork. Revenue Canada does not respond, young Ryad in 4th grade in the Crins Primary School draws in my notebook : his name under a sun and the Eiffel tower in blue white and red; coronography, Doppler, etc. Last entry: “Ice needles stretched out over puddles”, followed by excerpts on the Law of Requisitions and the words : Europe: 30% of the world’s wealth for 6% of its population.

Last night in Crashed*:the banking crisis in the Eurozone. The “little ones” took a hell of a beating. Which is what last night’s dream summarized with the piece of precious green fabric transformed into a worthless rag and the fact I was no longer welcome in the room. As for the creation of “bad banks” charged with gathering up all the bed debts…to do what with them ? (I might learn more about this later on.)

In real time, now : see Jean de La Fontaine’s fable The Plague. Especially the part that reads : “hearing this, everyone cried out against the donkey.”

As for the quote on the notebook for March-April-May 2028**, I don’t know what Adorno meant exactly with these words, that’s the problem with quotes taken out of their context. But let’s say that, mainly and first of all, looking at things straight on, yes, but naming them correctly for what they are. Or else, not only is “better” not possible, but infamy does nothing other than grow stronger. King Famine at the helm.

I signed off last night as Putin and Xi Jinping were inviting Trump to come “settle” the war in Ukraine with them. I haven’t yet read how many more dead and injured Putin unleashed on Ukraine overnight, nor of the progression in the American president’s mental deterioration. .

*Adam Tooze, Crashed — How a Decade of Financial Crises Changed the World, Penguin Books 2019

**Beauty is in the eye of the one who looks at horror and stands up to it, finding in it the possibility for the better.” Theodor Wiesengrund Adorno

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