
Rêves : Dans le premier, la structure était solidement renforcée et sécurisée pour y accueillir ses deux occupants qui savaient ce qu’il fallait savoir des agissements du rêveur (mais le rêveur, lui ne savait rien de leurs intentions); dans le second où, à la première partie déjà connue dans laquelle je découvre qu’un système que j’utilise quotidiennement m’arnaque en fait autant à quelqu’un d’autre qui se fait arnaquer de la même façon.
De quelle “arnaque” il peut être question me semble assez évident dans ce qu’on appelle ce système de “communication” à sens unique que sont les blogs et les réseaux sociaux dans lesquels tous peuvent se servir comme bon leur semble, et ne s’en prive pas. Pour faire quoi de ce qu’ils siphonnent ? C’est à eux de le savoir, n’est-ce pas ? “Pour se transformer en capital, l’homme doit auparavant devenir marchandise.” C’était l’opinion de Paul Lafargue, époux de Laura, fille de Karl Marx, et “dernier des bakounistes” selon son beau-père qui trouvait tout de même “qu’il n’était pas possible de ne pas le trouver sympathique.” (Lafargue a écrit un texte plutôt connu, De la Paresse, et un autre en 1887, La Religion du Capital qui contient une sorte de petit catéchisme du travailleur sur le modèle de celui qu’on apprenait encore par coeur dans mon enfance (Où est Dieu ? Dieu est Partout, et ainsi de suite; ici le Capital est le Dieu devant lequel tous et toutes s’inclinent.) Quant à la notion de l’humain en tant que marchandise, elle n’a fait que progresser avec la financiarisation galopante du capital, monde dans lequel chacun et chacune est supposé développer sa “marque” personnelle, en plus de porter des vêtements siglés aux “marques” qu’il ou elle utilise pour se définir.
Alors, pour ce qui est de m’émouvoir devant les émeutiers saccageant tout sur leur passage et s’emparant qui d’un pack de bière, qui d’un téléviseur, vous m’excuserez mais, oui, c’est bien terrible, mais si la seule chose qui compte vraiment, c’est la marchandise et que les demandes des élèves comme des profs sont, elles, occultées, on doit s’étonner ? Chose certaine, la déferlante des casseurs, hier, lors de manifs pacifiques dans l’ensemble, ne peut pas être l’effet du hasard, surtout lorsqu’on observe les techniques quasi militaires qui ont été utilisées, avec les groupes se dispersant pour disperser les policiers eux-mêmes. Quant à savoir qui avait la main haute sur ces mouvements, chacun y va de ses accusations préférées. Les casseurs, eux, se fichent totalement de savoir qui sont leurs “sponsors”. Il ne s’agit que de piétiner, casser, saccager, incendier.
J’en suis venue à bloquer sur ma page Facebook un qui choisit constamment les images qui servent son propos qui est d’agonir “l’ultra-gauche” tout en crachant sur les étudiants. En quoi ses cris de chouette effraie rendent justice aux propos des profs et des étudiants ? Il faut croire que le monsieur en question n’habite pas un quartier dit “prioritaire” dans lequel l’école primaire menaçant de s’effondrer, les classes se tiennent dorénavant dans des algécos. Ni dans cette même zone où les ennuis du système informatique de l’Education Nationale ne sont pas encore réglés pour l’Académie de Toulouse dont relève notre commune. Même les profs n’ont pas accès à leurs dossiers, ni les fonctionnaires, d’ailleurs. Alors, Monsieur le Président faisant le beau en disant que les manifestations ne rouvriront pas le détroit d’Ormuz, faites excuse, Monsieur, mais allez plutôt faire le beau avec Madame au concert de Céline Dion, tiens, c’est tout à fait à votre niveau de compétence à tous les deux. (Je rigole toute seule au souvenir de la Céline de 15 ans, quand elle avait encore ses canines de vampire, assise à la table du directeur du Collège Français à Montréal où mon conjoint était le directeur adjoint. Le Collège l’avait acceptée comme élève (qui n’était quasiment jamais en classe, évidemment). À tous ses repas, le directeur servait un vin très bas de gamme, un liebfraumilch de la marque Blue Nun qui avait tout de la piquette.) Rien à voir ? C’est vrai. (Mais dans Crashed, je viens de lire la section sur l’Allemagne et son intransigeance quand il s’est agi d’aider les autres “partenaires” de l’UE dans la tourmente déclenchée par les crédits à rabais américains…tout en profitant des aides pour tirer ses propres banques de la mouise. Ne fait pas partie de “l’élite” qui veut, non non,non.)
Lafargue propose aussi des prières au Dieu Capital. Le Credo débute ainsi : “Je crois au Capital qui gouverne matière et esprit; je crois au Profit, son fils très légitime, et au Crédit, le Saint-Esprit, qui procède de lui et est adoré conjointement…”
Allez, pendant que Trump & Co font l’équivalent de tenir la tête du Président de l’Ukraine sous l’eau pour s’en mettre plein les poches avec Poutine. C’était ça, le système qu’il fallait sauver “à tout prix” ?
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Dreams : In the first one, the structure was solidly reinforced and secured to greet its two occupants who knew what they wanted to know of the dreamer’s actions (but the dreamer knew nothing about their intentions); in the second one where, after a first part already familiar in which I discovered that a system I use daily was scamming me, was doing the same to someone else who was being scammed in the same way.
Of which “scam” this can be about strikes me as pretty obvious in what we call this system of one-way “communication” of blogs and social networks in which everyone can help themselves as they see fit, and do so freely. To do what with what they’ve grabbed? That’s for them to know, right? “In order to transform himself into capital, man must first become a merchandise.” This was Paul Lafargue’s opinion, the husband of Laura, daughter of Karl Marx, “the last of the Bakunists” according to his father-in-law who still said of him that “it was not possible not to find him sympathique.” (Lafargue also wrote a rather well-known text On Laziness and another in 1887, The Religion of Capital which contains a kind of little worker’s catechism modelled on that which we were still learning by heart in my childhood “Where is God? God is Everywhere“, and so on; here, Capital is the God in which all must bow down.) As for the notion of humans as merchandise, it has only progressed since with the galoping financiarization of capital, a world in which each individual is supposed to develop his or her personal “brand”, besides wearing clothes bearing the “brands” they buy in order to self-define.
So, as far as getting emotional at the sight of those rioters trashing everything in sight et grabbing a six-pack of beer here and a TV set there, excuse me but, yes, it’s awful, but if the only thing that really counts is merchandise and that the claims of the students as well as those of the teachers are ignored, where’s the surprise? One thing is certain, the surge of rioters yesterday during demonstrations that were peaceful as a whole, with groups splitting off in order to disperse the policemen also, this cannot be a chance occurrence, especially when you observe the quasi-military techniques that were used to do so. As to who was in charge of these movements, everyone is running with their favorite accusations. The rioters totally couldn’t care less who their “sponsors” happen to be. It’s all about kicking, breaking, smashing and burning.
I ended up blocking someone on my facebook page because he is constantly choosing the images that best serve his purpose which is to spit on the students while attacking the “ultra-left”. How do his barn owl screeches do justice to the words of the teachers and of the students ? I can only imagine that the man in question does not live in one of the neighborhoods known as “priority” in which the roof of the primary school giving signs of collapse, classes are now held in prefabs. Nor in this same zone where the problems with the computer systems of the National Education haven’t been resolved yet for the Toulouse Academy to which our town reports. Even the teachers can’t access their files, nor the civil servants at the Academy either. So, Monsieur le Président doing the peacock strut while saying that demonstrations will not re-open the Straight of Hormuz, excuse me but, Sir, go see Céline Dion’s concert with your wife, while you’re at it, that strikes me as being quite in line with the level of competence of both of you. (I’m laughing by myself here, remembering Céline at age 15 when she still had her vampire-like canines, sitting at the table of the Director of Collège Français in Montreal where my spouse was Deputy Director. The College had accepted her as a student (she was barely ever in class, of course). At all this meals, the director would serve up a very low-grade wine, a liebfraumilch of the Blue Nun brand which bordered on vinegar.) This has nothing to do with the topic ? So true. (But in Crashed, I’ve just re-read the section on Germany and its intransigeance when it came to aiding other “partners” in the EU through the torments unleashed by the American sub-primes…while taking advantage of the aids to its own banks caught up in the mess. You don’t just invite yourself into the “elite” you know, no, no, no.)
(Lafargue also offers up prayers to God Capital. The Credo begins with “I believe in Capital which governs both matter and mind; I believe in Profit, his very legitimate son, in Credit, the Holy Ghost which proceeds from him and is jointly adored…”)
Onward, while Trump & Co do the equivalent of holding the President of Ukraine’s head under water in order to fill their pockets with Putin. This is the system that had to be saved “at all cost” ?