20 septembre 2026

Rêves : du premier ne me reste que l’image d’une grande feuille de papier sur laquelle s’alignaient des parallélogrammes dont je devais me souvenir des formes, en prévision d’un examen; du second, un couple âgé, montant une côte à vélo en peinant, la femme légèrement derrière, une main posée sur l’épaule de l’homme; puis, dans le dernier, je devais signer sur un colis pour en approuver l’envoi, ma signature ne ressemblait à rien, Charlotte de L’Autrucherie ne parvenait pas à la lire, je me reprenais, mais je signais Shamir et je disais “ah non, c’est pas la bonne” avant de signer avec le nom sous lequel on me connaît ici.

Depuis des jours, une phrase me revient sans cesse des Sleepwalkers (Les Somnambules) de l’historien Christopher Clark : celle dans laquelle il écrit qu’avant de se transformer en Première Guerre Mondiale, la guerre qui était en cours était la troisième dans la série des affrontements dans les Balkans. (Et en quoi ces guerres avaient-elles une importance d’envergure mondiale ? Eh, mais, en raison des sommes qu’y avaient engagé des banques des “grands pays” pour l’achat des armes des uns et des autres : les banques Russes pour certains, les banques françaises pour d’autres, et des banques allemandes aussi. La plupart de ces prêts portaient l’obligation d’acheter les armes du pays en question. Alors lorsque l’archiduc autrichien fut abattu à Sarajevo…)

*

Traduit et mis en ligne hier sur la page facebook Maria Damcheva : la première de deux chroniques écrites par l’historien américain Timothy Snyder, à bord d’un train en Ukraine. Et un autre, la veille sur pourquoi l’apparence d’élections importe à des dirigeants autoritaires (celles de Russie sont en cours présentement. Frauduleuses, tout le monde le sait, mais vu les conséquences pour votre emploi ou votre vie si vous ne votez pas…)

Le ciel est bleu, parmi les “certitudes” du jour : une visite au marché pour du pain, des fruits et des légumes, et un repas à midi chez mon amie la plus chère ici, invitée pour y célébrer mon 80e anniversaire de naissance. Au réveil, des paroles d’une chanson que chantait Jean Ferrat : “faut-il pleurer, faut-il en rire, fait-elle envie ou bien pitié ? On n’a pas le coeur à le dire, on ne voit pas le temps passer.”

Et tout ce qui se présentera de façon inattendue.

Hésitation sur l’illustration. J’opte pour l’arbre près de la rivière.

*

Dreams : Of the first all that remains is the image of a very big sheet of paper on which were aligned parallelograms the shapes of which I had to memorize for an exam; of the second, an old couple going up a hill on their bicycles with difficulty, the woman slightly behind had a hand on the man’s shoulder; then, in the last one, I had to sign off on a parcel in order to approve it’s sending, my signature was a mess, Charlotte from L’Autrucherie couldn’t make it out, I started over but signed Shamir and said “oh no, not the right one”, before signing withthe name under which I am known over here.

For days now, a sentence has been recurring in my mind from historian Christopher Clark’s Sleepwalkers : the one where he writes that, prior to being transformed into the First World War, the war that was ongoing was the third in the series of clashes in the Balkans. (And wy did these wars take on a world-wide importance ? Well, because of the loans by banks from the “big countries” for the purchase of weapons by the ones and the others : Russian banks for some, French for others, and German for others too. Most of these loans bore the obligation to buy the weapons from the country in question. So, when the Austrian archduke was gunned down in Sarajevo…)

*

Translated and published on the Maria Damcheva page yesterday : the first of two columns American historian Timothy Snyder wrote aboard a train in Ukraine. And another, the previous day, on why the appearance of elections matter to authoritarian leaders (they are ongoing in Russia at the moment. A sham, and everybody knows it, but given the costs to your job and your life should you not participate… )

*

Le sky is blue, among the “certainties” today : a visit to the market for some bread, fruit and vegetables, and a noontime meal at my dearest friend over here, as a guest to celebrate my 80th birth day. Upon waking, played in my mind words from a song Jean Ferrat used to sing : “should we weep, should we cry over it, should we envy or pity her ? I don’t have the heart to say one doesn’t see the time flying by.”

And whatever else shows up unexpectedly.

Hesitation over the illustration : I opt for the tree by the river.

2 comments

Leave a comment