
On a beau se dire que le changement de date au calendrier n’est qu’une simple convention, on demeure sensible à la convention, justement. Alors ce matin pendant que le soleil levant recouvrait de rose un nuage effiloché et qu’un oiseau matinal se manifestait à la mangeoire naturelle que constitue le plaqueminier dans la cour du cirque, je lisais un message envoyé depuis Montréal. C’était les premières paroles du jour provenant d’une source extérieure; elles me souhaitaient santé et joie dans la nouvelle année. Je trouve ces voeux bien choisis, aussi, je m’empresse de les partager. Restera à se débrouiller pour ne pas les oublier en cours de route.
*
Quoi d’autres ? Une curiosité intacte pour les choses et les gens. Un refus de s’en laisser conter ou de perdre sa propre voix, même lorsqu’elle est noyée par d’autres qui portent plus loin. Vivre avec les contradictions douloureuses et non résolues, et trouver une fonction utile à l’amertume qui en résulte.
Ma foi, et certains jours, je crois que ça sera déjà bien si on se ramasse après une méchante gamelle.
*
Pour l’heure, je m’amuse à inventer des noms de rues et les professions de certains des personnages qui les habitent.
Et je souhaite une bonne continuation aux visiteurs et visiteuses.
*
Even if you tell yourself the change in calendar date is nothing but a convention, you remain sensitive to said convention nonetheless. So this morning with the rising sun turning a stray cloud pink and an early bird showing up at the natural feeding station provided by the kaki tree in the backyard at the circus, I read a message sent to me from Montreal. They were the first words of the day, from an outside source; they came bearing wishes of health and joy in the new year. I find those wishes well chosen and so, I hasten to share them. The trick will be in managing not to leave them behind as the journey progresses.
*
What else? Intact curiosity for things and people. A refusal to be hoodwinked or to lose one’s own voice, even if it is drowned out by others that carry further. Living with unresolved and painful contradictions, and turning the bitterness they cause to some useful purpose.
Frankly, on some days, I think it will already be pretty cool managing to pick one’s self up after some nasty break.
*
For now, I’m amusing myself inventing street names and the professions of some of the people who live on them.
And wishing visitors a “bonne continuation” .
L’art de vivre avec les contradictions et les absences. Oui!
LikeLike
ah, ça…J’ai parlé d’un Masters l’autre jour, mais en fait, je crois que je suis dans un programme de post-doctorat ! 🙂 bises à toi, hors de porté du virus…
LikeLike