interprétations

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interprétations –

Il paraîtrait qu’en ce moment, à travers le monde, des croyants de diverses religions considèrent la pandémie comme un signal de la fin des temps. Ils et elles doivent être les descendants de ceux et celles qui ont prétendu la même chose chaque fois que la peste, et autres horreurs, ont décimé les populations “en raison de nos péchés.” Mais quoiqu’il en semble selon l’illustration du jour, en réalité la ville en question rayonne sous un soleil printanier, ce matin, et je me préoccupe davantage du sort de ceux et celles qui n’ont rien fait pour “mériter” les conditions cruelles qui leur sont faites.  Ils et elles n’ont rien fait pour “mériter” une mort par la famine, ou d’être parqués comme du bétail dans des enclos à migrants chassés par les guerres, ou condamnées à subir les coups d’un conjoint violent – et d’autant plus violent que le confinement exacerbe ses frustrations. Bref, chers croyants et croyantes, au lieu de vous préoccuper de la fin des temps (ou de vous en réjouir, hourra, hourra, nous partons tous pour le Ciel), une fois réalisées vos ablutions à l’eau, bénite ou pas, essayez donc de prier pour la santé mentale, la vôtre et celle des autres aussi, parce qu’à ce niveau, l’humanité file un très mauvais coton et je ne crois pas qu’il y ait une fin des temps à la clé pour régler les choses par l’arrivée des quatre cavaliers de l’apocalypse.

Après ce billet – forme de ‘contact virtuel’ avec le vaste monde – je retourne aux occupations d’une parmi des millions de confinée solitaire n’ayant à subir rien d’autre que le poids de sa propre présence (certaines pensées récurrentes sont amusantes, d’autres, beaucoup moins), ayant opté de réserver ma promenade quotidienne pour cet après-midi – un peu comme de garder son dessert pour plus tard.

(La photo en illustration est du photographe Serge Simon.)

 

interpretations –

Apparently, throughout the world these days, believers of various religions consider the pandemic as a signal of the end of times. They must be the descendants of those who claimed the same thing every time the plague, and other horrors, decimated populations “because of our sins”.  But despite today’s illustration, in reality the town in question is resplendent under a springtime sun, this morning, and I’m more concerned over the fate of those who have done nothing to “deserve” the cruel conditions to which they are subjected. They did nothing to “deserve” a slow death by hunger, or being parked like cattle in enclosures for migrants chased from their homes by wars, or sentenced to being hit by a violent spouse  – whose violence is that much more exacerbated by the frustrations caused by confinement. In short, dear believers, instead of worrying about the end of times (or cheering it on – hurray hurray, off to Heaven we go!), once you’re done with your ablutions,  be they with holy water or plain, how about praying for mental health, you own and that of others too, because at that level, humanity is going through the mill right now and I don’t think that an end of times is provided as the key to solving all problems by the arrival of the Four Horsemen of the Apocalypse.

Following this blog – a form of ‘virtual contact’ with the big wide world out there – I return to the occupations of one among millions of other solitary confinees who have nothing worse to bear than the weight of their own presence (some recurring thoughts are fun, others much less), having opted to reserve my daily walk for this afternoon – a bit like saving your dessert for later.

(The photo used as illustration is by photographer Serge Simon.)

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