26 mars 2026

Sans que le rêve n’ait le moindre rapport avec la vidéo vue hier soir de Xavier Tytelman, l’analyste militaire français, sur les progrès en matière de drones chez les ukrainiens — du moins, en apparence — c’est pourtant de là qu’il jaillit, je crois : rêve de jeunes ukrainiens, garçons et filles, qui ressemblent à de jeunes américains dans leurs goûts vestimentaires et musicaux, mais qui sont leur pôle opposé dans leurs attitudes envers le travail, le temps, le succès, les affaires, la vie, l’amour, la mort, les relations humaines. Sur fond de mon agacement dans le rêve sur l’obsession des médias autour de Trump, lui qui n’est que l’illustration de la fin d’un monde, monde qui n’attend pas après lui pour évoluer autrement, vers ailleurs. Auquel il faut ajouter, je crois, le bref extrait d’une vidéo d’un chercheur français qui soumet des échantillons de “mauvaises herbes” provenant de différents champs des producteurs céréaliers (que n’ont rien d’agriculteurs et tout de businessmen); ces échantillons, il les soumet à la dose autorisée de glyphosate, l’herbicide cancérigène dont l’épandage est toujours autorisé. Au bout de quelques semaines, certains des échantillons sont totalement cramés et d’autres, non, ils ont muté et le glyphosate ne les tue plus. (De quelle façon les mutations affectent sans doute les céréales aussi ne faisant pas partie de sa recherche.)

Sur quoi, je me réveille avec l’image de L’Horloger des Brumes en version “produit fini” : non pas un livre, mais un coffret en carton contenant quatre livrets de récits — les récits de 1974, ceux de la Vallée des Brumes en 2184, ceux du monde d’en haut de la même année, et un quatrième, encore un peu flou, le monde de “Cucube” et celui de la montagne.

Camille est plongée dans une candidature à une résidence en gravure, partie remise pour notre séance de travail; ce qui n’est pas plus mal, je vais poursuivre sur la lancée de cette idée.

Mes finances ? Je n’y pense même plus, enfin, j’y pense à peine, à quoi bon ? La situation va s’arranger, d’une façon ou d’une autre, j’ai ce qu’il faut pour tenir, question nourriture pour moi et le chat, les virements de ma retraite vont tomber dans mon compte d’ici quelques jours, j’ai fait ce que j’ai pu, et je n’ai pas plus de temps à perdre sur les conneries gouvernementales, d’ici ou d’ailleurs. Ça serait bien d’ajuster les systèmes numériques sur les façons de faire des humains plutôt que de demander aux humains de s’ajuster aux machines, de toute façon, il y a déjà plus qu’assez de connerie chez les humains. Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette question, selon l’expression désormais consacrée.

Illustration: le concept de la boîte en carton pour les récits (pas tout à fait comme celle-ci, mais quelque chose s’en approchant.)

*

While at first glance the dream seems to have nothing to do with the video by Xavier Tytelman, the French military analyst I watched last night describing the Ukrainian advances in drones vs the Old World scrapping of billions of dollars worth of war material against them, I get the feeling that this is where the dream came from anyway : the dream about young Ukrainians, boys and girls, who resemble young Americans outwardly in their dress codes and their music, but are their pole opposites when it comes to their attitudes about work, time, success, business, life, love, death, and human relationships. With a background of my annoyance in the dream over the obsessive coverage around Trump, who is nothing but the illustration of the end of a world, while the world isn’t waiting after him in order to evolve differently, toward something else. To which I think I need to add, the brief excerpt of a video by a French researcher, subjecting samples taken from different fields of the “weeds” found in the surfaces devoted to raising cereals (by folks who are businessmen having nothing to do with farmers); those samples he subjects to the authorized dosage of glyphosate, the cancer-inducing weed killer the use of which is still authorized. After a few weeks, some of the samples are totally cooked while others, not, they have mutated and the glyphosate no longer kills them. (How mutations may be affecting the crops themselves not being the topic of his research).

Upon which I wake up to the image of L’Horloger des Brumes in a “finished product” version: not as a book, but as a cardboard box containing four booklets of tales — those of 1974, those of the Valley of the Fogs in 2184, those of the world above in that same year and a fourth, still somewhat fuzzy, of the world of “Cucube” and that of the mountain.

Camille is deep in the writing of her candidacy for a residence in engraving, so it’s a rain check on our work session; which is not a bad thing, I’ll go on working on this idea.

My finances ? Not even thinking about them, or not much anyway. The situation will sort itself out, one way or another, I have what I need to hold out foodwise for myself and the cat, the transfers from my pension will land in my account in a few days, I did what I could, and I have no more time to waste on governmental nonsense, here or elsewhere. Would be nice if the digital systems were aligned with human ways of doing things, instead of expecting humans to adapt to the machines, besides there’s way more nonsense than needed in humans already. Thank you kindly for your attention to this matter, as the now-consecrated saying goes.

Illustration: re the cardboard box container for the tales (not exactly as shown but something along those lines.)

2 comments

    • oui, je le pense aussi – en attendant d’en discuter avec Camille, question disposition et illustrations, je le travaille à partir de l’un des cartons de livraison de livres en anglais que je recevais d’Angleterre du regretté Book Depository d’avant le Brexit (il s’agissait d’un regroupement de librairies indépendantes qui livraient à travers le monde par ce biais — no more, snif).

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