18 mars 2026

Parfois, il y a des rêves qui ne se transposent pas en mots. Ils appartiennent à des mondes où je vis avec des gens que je ne connais pas ailleurs que dans ces mondes, dans des lieux que je découvre sans jamais les avoir visités “en vrai”. Il ne s’y passe pas nécessairement des événements extraordinaires ou dramatiques, on y vit, on rencontre des gens, on se promène et oui, il peut arriver qu’on soit avec quelqu’un dont le vêtement se transforme en ailes et la personne se met à voler, mais ça n’a rien d’inhabituel qui mériterait qu’on le signale. Les lieux y sont aussi importants que les personnes qu’on y rencontre.

Il m’est arrivée, à l’occasion, de me retrouver dans un lieu que j’avais déjà vu en rêve, mais pas souvent. La plupart du temps, ce sont des lieux qui demeurent inexplorés hors des rêves. Chose certaine, la commune où j’habite présentement ne m’était jamais apparue dans le temps du rêve.

Ce matin, pour un deuxième jour, ciel bleu sans nuage, s’il fait aussi doux qu’hier, je prendrai à nouveau un repas au jardin. Un de ces “petits bonheurs”. On ne se rend pas souvent compte de tout ce qu’ils ont de précieux.

Pour l’heure, je vogue encore un peu dans le temps du rêve. Les mots y sont toujours prononcés en silence.

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Sometimes, there are dreams that cannot be transposed into words. They belong to worlds in which I live with people I don’t know anywhere others than in these worlds, in places I discover without ever having visited them “for real”. Things that occur there are not necessarily extraordinary or dramatic, one lives there, one meets people, one walks around and yes, it can happen that you are with someone whose clothing transforms into wings and the person starts to fly, but this has nothing unusual to it that would merit a comment. The places are as important as the people one meets there.

It has happened, occasionally, that I’ve found myself in a place I had already seen in a dream, but not often. Most of the time, the places remain unexplored outside of the dreams. One thing is certain, the small town where I currently live never appeared to me in dreamtime.

For the second day in a row, this morning, a cloudless blue sky, if the temperature is as balmy as it was yesterday, I’ll eat in the garden again. One of those “small joys”. One doesn’t often realize how precious they are.

For the time being, I’m still drifting a bit in dreamtime. Words there are always spoken in silence.

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