
Curieux : Je m’éveille avec le sentiment d’avoir tout oublié de mes rêve, et je continue à réfléchir à cette femme au chemisier violine et à la folle tignasse de cheveux blanc-gris comme une pelote de fils emmêlés, que je viens de rencontrer et suivre jusque chez-elle, je suis en train de lui dire qu’elle est la troisième personne que je rencontre pour la première fois après l’avoir vue passer devant chez moi au coucher du soleil, elle était suivie par un homme, lui dis-je, oui, mon mari, dit-elle, c’est lui qui a décidé qu’il voulait revenir vivre dans cette ville, et elle se met à me raconter un incident survenu lors d’une réunion syndicale en 1975, où une des déléguées avait sorti un fusil et tiré un coup dans le mur et…je m’éveille, en me rendant compte que je suis en train de rêver.
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Hier, la journée : travail sur la section de celle dite l’Ogresse dans L’Horloger des Brumes, toute la matinée, puis plus tard en après-midi. Entre les deux : écoute en boucle d’une chanson de 1981 par Matti Caspi, dont j’ai appris la mort d’un cancer, il y a quelques jours de cela. C’est alors que m’est revenue en mémoire cette chanson qui jouait constamment à Tel Aviv après sa sortie. Hier je l’écoutais pour apprendre les mots. En hébreu, elle parle d’une jeune femme, triste comme un oiseau qui a raté sa migration, et qui pleure, la tête entre les épaules, comme un oiseau couvrant sa tête de ses ailes; et le refrain répète “tu trouveras ton chemin, tu vas voir, et tu le suivras même si ça ne sera pas facile, trace ton chemin, vas au bout de ton chemin.” Je la chante un peu comme le meilleur voeu que je puisse adresser en direction de ma fille.
Puis, je passe un long moment dans le bourbier des “nouvelles”, version youTube où se trouve le pire des inventions délirantes et des informations qui ne font pas la première page des grands journaux, pour des raisons pas évidentes du tout. Dans ce cas-ci : le drame, version moderne des Atrides affectant la famille Trump, la belle Ivanka se retrouvant dans la mouise la plus profonde maintenant que Melania a refusé de la tirer du mauvais pas dans lequel elle se trouve dorénavant, privée de son passeport et menacée de 3 ans de prison. Pour la très mauvaise idée qu’Ivanka a eu de se refaire une place au soleil, elle aussi, merde, il y en a constamment pour son mari Jared, et sa belle-mère détestée, Mélania, alors qu’elle, la première fille du président, a des atouts à faire valoir. Atouts qui s’avèrent être des avoirs détournés d’une construction immobilière au Moyen Orient qui devait porter son nom à elle sur un immeuble rivalisant de hauteur avec les tours de son papa. Comme elle disait si ingénument aux acheteurs qu’elle a dévalisés, ils n’achetaient pas que de l’immobilier mais “de l’accès” au président des Etats-Unis. C’est beau la candeur, non ?
Après quoi, j’ai ouvert Les Métamorphoses d’Ovide au hasard et je suis tombée, dans le livre V, sur Persée en train de démantibuler toute la bande des Céphéniens en leur présentant la tête de la Méduse qui les transforme tous en pierre. Question vengeance, ça rigolait pas. Et, ma foi, si “la belle Ivanka” fait tomber la famille, je ne serais pas triste de l’apprendre. Mais on n’en est pas encore là. Juste scandales sur scandales, la pelote de fils de plus en plus emmêlée.
Je poursuis dans les révisions/additions dans L’Horloger des Brumes. Dehors, le soleil continue de nous bouder derrière des nuages lourds et pleurnicheurs
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Odd: I wake up with the feeling I’ve forgotten everything of my dreams, and I go on thinking about that woman in a deep purple shirt with a wild mass of greyish-white hair like a tangled ball of thread, whom I’ve just met and followed to her place, I’m telling her that she is the third person I’ve met for the first time who was walking by my place at sunset, she was followed by a man, I tell her, yes, my husband, she says, he’s the one who decided he wanted to come back to live in this town, and she starts telling me about an incident at a union meeting in 1975 when one of the women delegates pulled out a gun and shot one bullet into the wall and…I wake up, realizing that I’m in the middle of a dream.
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The day, yesterday : work on the section of the so-called Ogress L’Horloger des Brumes all mornintg, then again late in the afternoon. Between the two : I listened over and over again to a song from 1981 by Matti Caspi, whose death by cancer I learned a few days ago. This is when I remembered this song that played constantly in Tel Aviv when it came out. Yesterday, I listened to it over and over again to learn the words. In Hebrew, it tells the story of a young woman, sad as a bird who has missed its migration and who is crying with her head between her shoulders, like a bird covering its head with its wings, and the refrain repeats ” you will find your way, you’ll see, and you will follow it even if it won’t be easy, find your way, follow it to the end”. I sing it a bit as the best wish I could send in my daughter’s direction.
After which, I spend a long time in the mudslinging pit of “news” in the Youtube version where you find the most outlandish inventions along with information you don’t see on the front pages of major newspapers, for reasons that aren’t obvious at all. In this case: the modern version of the drama of the Atreides roiling the Trump Trump, beautiful Ivanka finding herself in the deepest of despondency now that Melania has refused to pull her out of the problems she is in right now, deprived of her passport and threatened with 3 years in prison. Because of the very bad idea Ivanka had of recovering her spot in the sun, after all, damn it all, all the attention is for her husband Jared and her detestable step-mother, Melania, so she, the President’s First Daughter, has cards to play. Cards that reveal themselves to be monies diverted from a building project in the Middle East, one that was to bear her own name on a building rivalling the height of those of her papa. As she said so ingenuously to the future owners she bilked, they were not only buying real estate but also “access to the President of the United States.” Candor is so refreshing, don’t you think?
After which I opened Ovid’s Metamophoses at random and found myself, in Book V, with Perseus busy discomboluting a bunch of Cephenians by showing them the head of the Medusa that transforms them all into stone. When it came to revenge, they didn’t fool around. And, frankly, should the “beautiful Ivanka”, cause the family’s downfall, I wouldn’t be sad to hear about it. But we’re not there yet. Just scandals upon scandals, the ball of thread getting more tangled by the minute.
Pursuing revisions/additions in L’Horloger des Brumes. Outside, the sun is still sulking behind heavy, weepy clouds.
hé bien il faut donc que je passe par ici pour apprendre ce qui se raconte sur facebook !
curieux détour (mais je me réjouis de les merdouillis de la famille T “commencent” à se voir… Comment en faudra t-til pour déboulonner le roi nu (et nul) ?
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