
11:23 ?? C’est une heure pour se réveiller, ça ? Non, mais c’est ainsi. (Et ma boîte postale ne contient ni colis ni avis de livraison de la poste. Snif.)
Rêve: le coffre de la voiture contenait trois tableaux, chacun avait trois contenus valables chacun pour trois jours : des extraits de textes anciens, des paraboles, et un troisième dont j’ai oublié le contenu.
Tout est un fouillis dans ma tête en ce moment. La dernière chose dont je me souvienne hier, c’est d’avoir traduit le texte de Timothy Snyder et l’avoir mis en ligne sur mon compte Maria Damcheva de facebook :
Maduro à Manneapolis
Mensonges meurtriers
Timothy Snyder
9 janvier 2026
L’ombre de Madura plane sur Minneapolis.
Le 3 janvier, les militaires américains ont extrait le dictateur meurtrier Madura de Caracas. Le 7 janvier, ICE a tué une mère dans sa voiture à Minneapolis. Ce sont deux aperçus sur une histoire plus vaste de mort et de mensonges.
L’enlèvement de Maduro n’était pas destiné à nommer ses crimes, mais à les ignorer. Le pire que Maduro ait fait, c’est ce que Trump commence à faire : tuer des civils et leur faire porter le blâme de leur propre mort.
Après Minneapolis, les mensonges de Maduro sont en train de se répéter: en anglais américain, par les autorités américaines.
Les milliers d’assassinats extra-judiciaires dans le Vénézuela de Maduro furent commis par des escadrons de mort organisés. Ces actions étaient décrites comme étant défensives. Le régime Maduro prétendait que les gens qu’ils assassinaient résistaient aux autorités gouvernementales, et que les hommes qui avaient tiré avaient été provoqués par ceux qu’ils assassinaient.
Minneapolis vient d’être témoin d’une tuerie extra-judiciaire, commis par ICE, qui ressemble de plus en plus à une organisation paramilitaire présidentielle. Action qui fut horriblement excusée par le président, le vice-président et la directrice de la sécurité intérieure, utilisant les mêmes mensonges que ceux utilisés dans le régime vénézuelien de Maduro. La victime résistait aux autorités du gouvernement, disent-ils. L’homme qui a tiré avait été provoquée, disent-ils. Le terroriste, ça n’était pas le tueur. C’était la mère qui venait de déposer à l’école son enfant âgé de six ans.
Ces mensonges individuels font partie de la logique des escadrons de la mort. Un assassin peut demeurer en liberté parce que le gouvernement a le contrôle sur le récit. Ensuite, l’assassinat suivant en est d’autant plus facile. Et soudainement, ça devient normal et les gens disparaissent, tout simplement.
Les membres des escadrons de la mort de Maduro n’ont rien à craindre. Au Vénézuela, rien de cela n’a changé depuis l’extraction de Maduro. Tout ce qui s’est produit, c’est d’étendre cette pratique aux Etats-Unis. L’agent de ICI qui a tiré en plein visage d’une mère fut éloigné pour investigation par la même institution fédérale, le departement de la justice, qui détient Maduro.
Et dans les deux cas, on peut émettre la crainte raisonnable, que le résultat essentiel sera le même. Les véritables crimes seront passés sous silence, au service de la construction d’un faux récit facilitant davantage de vrais crimes. Madura prétendait que ses opposants faisait partie d’un complot mené par Trump. Maintenant, Trump peut prétendre que ses opposants font partie d’un complot mené par Maduro.
Maduro, ayant été excusés de ses véritables atrocités, sera jugé sur la charge utile des drogues. La question des drogues, comme celle de l’immigration, peut service à accuser des opposants domestiques de faire partie d’une conspiration internationale. Les escadrons de Maduro plaçaient des drogues sur leurs victimes. Nous devons nous préparer à ce que quelques chose de semblable, sur une plus large échelle m tous ceux qui s’opposent à Trump sont en ligue avec les « narco-terroristes ».
Voilà la signification politique de l’arrestation de Maduro. Il devient un exhibit en chair et en os du fantasme actuel de Trump: que les américains qui souhaitent la liberté et la démocratie font partie, d’une manière ou d’une autre, d’une conspiration internationale impliquant des drogues ou l’immigration.
Nous assisterons peut-être à une sorte de procès-spectacle inversé. Dans ceux des régimes totalitaires du vingtième siècle, les gens plaidaient coupable à des crimes qu’ils n’avais pas commis. Maduro, lui, se verra excuser des crimes horribles qu’il a commis. Mais le résultat final sera le même: l’invention d’une vaste conspiration imaginaire pour justifier la répression.
Le régime de Maduro est moins un ennemi qu’un modèle pour Trump (et Vance et Noem), fournissant des exemple sur comment parler d’assassinat politique. Auparavant, Maduro a clamé que des complots internationaux étaient responsables de l’opposition domestique. Maintenant, il est l’accessoire tandis que l’administration Trump dit la même chose.
Un gros menteur devient un élément dans le gros mensonge d’un autre. Cela peut sembler poétique, mais ça n’est pas de la justice. Si Maduro doit être jugé, ça doit être pour les assassinats extra-judiciaires. De la même façon, l’agent ICE qui a visé et tiré trois fois dans le visage d’une femme devrait être jugé. S’il ne l’est pas, alors, nous prenons un autre pas en direction du genre de régime que Maduro a constuit au Vénézuela. Si on excuse les pes premiers assassinats exta-judiciaires, ils deviennent le précédent pour les centaines, puis les milliers qui le suivent.
Nous pouvons tous être les victimes d’une histoire de conspiration racontée par Trump et ses conseillers: que tout le mal provient des immigrants et de la drogue, et que tous ceux qui veulent la démocratie t les droits humains aux Etats-Unis font partie, d’une façon ou d’une autre, d’une immense conspiration invisible immigration/drogue/antifa dirigée de l’étranger.
Ceci peut être arrêté et inversé. Nous pouvons appeler les choses par leur vrai nom lorsque ceux au pouvoir mentent. Nous pouvons dire les noms des victimes, et dénoncer les institutions qui participent aux mensonges. Des paramilitaires présidentiels ne devraient pas exister. Pas plus que des camps de concentration, d’ailleurs.
Ayant emmené Maduro en Amérique l’adminsitration Trump a aussi emmené ses politiques. Mais l’ombre qui plane sur Minneapolis n’est pas seulement celle de Maduro, mais celle des toutes les tyrannies modernes. Le cycle est connu. Le mensonge qui justifie la violence, la violence comme excuse pour répéter le mensonge. La vérité seule ne nous libérera pas, mais la vérité est le premier pas.
Nous avons besoin de la vérité au sujet de l’assassin, et de la vérité au sujet de notre gouvernement. And nous avons besoin d’être gouvernés par des gens qui ne nous tueront pas, pour ensuite utiliser nos morts pour nourrir un récit qui justifiera de tuer d’autres. “
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Post-sciptum à 12:15 Ahhh, voilà ! Le postier pas d’yeux avait posé le colis dans la boîte postale de mon voisin ! (Livrer la poste sans savoir lire les noms sur les boîtes, ça lui pose problème. régulièrement.)

11:23 AM ??? This is an hour at which to wake up ? No, but so it is. (And my mailbox contains neither parcel nor delivery notice from the post office. Snif.)
Dream: the trunk of the car containes three paintints with three contents good for three days each: excerpts from ancient texts, parables, and a third whose content I’ve forgotten.
Everything is a blur at the moment. The last thing I remember doing is posting a translation of Timothy Snyder’s text Maduro in Minneapolis and posting it on my Maria Damcheva page on facebook:
Murderous Lies
Timothy Snyder
The shadow of Maduro hangs over Minneapolis.
On January 3rd, the American military extracted the murderous dictator Nicolás Maduro from Caracas. On January 7th, ICE killed a mother in her car in Minnesota. These are two glimpses of a larger story about death and lies.
The abduction of Maduro was not about naming his crimes, but about ignoring them. The worst thing that Maduro did is just what Trump is beginning to do: killing civilians and blaming them for their own deaths. After Minneapolis, Maduro’s lies are being repeated: in American English, by American authorities.
The thousands of extrajudicial killings in Maduro’s Venezuela were carried out by organized death squads. These actions were described as defensive. The Maduro regime claimed that the people they murdered were resisting government authority, and that the men who pulled the trigger had been provoked by those whom they murdered.
Minneapolis has just witnessed an extrajudicial killing, at the hands of ICE, which looks more and more like a presidential paramilitary organization. The action was, horribly, excused by the president, the vice-president, and the director of homeland security, using the same lies as those told by Maduro’s Venezuelan regime. The victim was resisting government authority, they said. The man who pulled the trigger had been provoked, they said. It was not the killer who was a terrorist. It was the mom who had just dropped off one of her six-year-old at school.
These individual lies are part of the logic of death squads. A murderer can go free because the government controls the story. And then the next murder is all the easier. And suddenly this is normal and people simply disappear.
The members of Maduro’s death squads have no concern about prosecution. In Venezuela, nothing about this has changed since the extraction of Maduro. All that has happened is the spread of this practice to the United States. The ICE agent who shot the mom in the face was spirited away, to be investigated by the same federal institution, the Department of Justice, that holds Maduro.
And in both cases, it is reasonable to fear, the essential result will be the same. The real crimes will be ignored, in the service of building up a fake narrative that enables more real crimes. Maduro used to claim that his opponents were part of a plot led by Trump. Now Trump can claim that his opponents are part of a plot led by Maduro.
Maduro, having been excused for his real atrocities, is to be be tried on the politically useful drug charges. The issue of drugs, like immigration, can be used to accuse domestic international opponents of being part of an international conspiracy. Maduro’s own death squads planted drugs on their victims. We should prepare for something like this on a much grander scale: everyone who opposes Trump is in league with the “narco-terrorists.”
That is the political sense of the arrest of Maduro. He becomes a fleshy exhibition in Trump’s current fantasy: that Americans who want freedom and democracy are somehow part of an international conspiracy that involves drugs or immigration.
We will perhaps see a kind of reverse show trial. In the show trials of the totalitarian twentieth century, people pled guilty to crimes that they did not commit. Maduro will be instead excused from the horrible crimes he did commit. But the end result will be the same: the invention of a vast imaginary conspiracy in order to justify repression.
Maduro’s regime is less of an enemy than a model for Trump (and Vance and Noem), providing examples of how to talk about political murder. Once Maduro claimed that international plots were responsible for domestic opposition. Now he is a prop as the Trump administration says the same thing.
A big liar becomes an element of someone else’s big lie. This might be poetic, but it is not justice. If Maduro is to be tried, it should be for the extrajudicial killings. By the same token, the ICE agent who shot a woman three times in the face should be tried. If he is not, then we take another step towards the kind of regime Maduro built in Venezuela. The first extrajudicial killings, if excused, become the precedent for the hundreds and then the thousands to follow.
All of us can be victims of the conspiracy story that Trump and his advisors are telling: that all evil has to do with immigrants and drugs, and that everyone who wants democracy and human rights in the United States is somehow part of a giant invisible immigration/drug/antifa conspiracy directed from abroad.
This can be halted and reversed. We can call things by their proper names as those in power lie. We can speak the names of the victims, and call out the institutions that partake in the lies. Presidential paramilitaries should not exist. Nor for that matter should concentration camps.
Having brought Maduro to America, the Trump administration is also bringing his politics. Yet the shadow over Minneapolis is not just Maduro’s, but that of all modern tyrannies. The cycle is known. The lie that justifies the violence, the violence as the excuse for repeating the lie. The truth alone will not set is free, but truth is the first step.
We need the truth about the truth about the killer, and the truth about our government. And we need to be governed by people who will not kill us and then use our deaths as part of a story that will justify killing others.“
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PS at 12:15: Ahhh, so ! The eyeless postman had deposited the parcel in my neighbor’s post box. (Delivering mail without reading names on post boxes can be a problem. Regularly.)