1er novembre 2025

Nuit exécrable. Cauchemars, d’abord au sujet de violences sexuelles contre un bébé, que je dénonce, suivi d’un autre dans lequel un homme tente de m’agresser dans une voiture, je m’en défends en…me réveillant. Il est 2h20, je baigne dans l’angoisse au sujet de ma fille. On devait m’informer de sa sortie d’hôpital psychiatrique, je suis toujours sans nouvelle, est-ce à dire qu’elle y est encore, ou qu’on ne considère pas important de me tenir au courant de son sort ? Je passe deux heures à prendre des notes pour mettre l’inquiétude à distance, puis je me rendors, rêve de gens de théâtre en train d’installer une seconde marionnette de taille humaine dans un escalier perché, il s’agit d’un décor de combat féodal, puis je précède quelqu’un dans deux escaliers brinquebalants menant dans une avion, une femme en uniforme bleu marin me presse d’accélérer, mais la dernière marche est particulièrement élevée. (Marine LePen, déguisée en hôtesse de l’air ?)

Angoisses auxquelles on ne peut remédier, les pires. Et à ne pas se liquéfier dans l’anxiété, à choisir d’avancer quand même, on se fait traiter de sans-coeur – par ici pour la double-contrainte.

Allez. Nous vivons des temps indignes, où la dignité humaine devient, au mieux, une option budgétaire.

Allez.

*

Repris contact avec les informations, hier, ce qui aurait dû suffire largement à nourrir les inquiétudes. Ma situation personnelle n’est qu’un mini-détail d’une fractale gigantesque dans laquelle ma condition est loin d’être la plus pénible. Mais là où on ne connait aucun remède, les obsessions sont quasi-impossibles à déloger.

Hateful night. Nightmares, first about sexual violences against a baby which I denounce, followed by another in which a man attempts to assault me in a car, I defend myself by…waking up. It is 2:20 AM, I’m swimming in anguish over my daughter. Someone was supposed to inform me when she left the psychiatric hospital, I am still without news, does that mean she is still there, or that keeping me informed of her fate doesn’t seem important? I spend two hours taking notes to distance myself from worries, then go back to sleep, dream of theater people setting up a second life-sized puppet in a tall ladder, the scene represents a medieval combat, then I precede someone in two rickety staircases leading into a plane, a woman in a navy blue uniform tells me to hurry but the last step is particularly steep. (Marine LePen, dressed as a flight attendant?)

Anguish to which one has no remedy, the worst kind.

*

Re-established contact with the news, yesterday, which should have been largely sufficient to feed worries. My personal situation is nothing but a mini-detail in a gigantic fractal in which my condition is far from being the most painful. But where one knows of no remedy, ridding one of obsessions is almost impossible. And for not melting into anxiety, for choosing to keep on keeping on nonetheless, one is considered heartless – double-bind, right this way.

Onward. We are living through awful times when human dignity is, at best, a budgetary option.

Onward.

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