
Rêves : Vêtu comme le Petit Prince, le critique d’Emmanuel Macron inventait des mensonges à son sujet, alors que c’était lui le véritable coupable, appuyé par des hypocrites notoires; puis, la vérité éclatait enfin au sujet du gouvernement menteur et tous ceux qui, le sachant, s’étaient tus donnaient leurs raisons – il n’était pas si évident que la situation était aussi grave, ils ne voulaient pas susciter de panique, n’étaient pas certains que la situation était aussi désespérée, se disaient que ça n’était pas à eux de le révéler, craignaient les conséquences sur leur personne, pensaient qu’au fond, les gens méritaient bien ce qui leur arrivait…
Sorte de compendium du climat social actuel… Y manquait ce qu’on appelle dorénavant “la censure par la saturation”, ce déferlement constant d’informations catastrophiques, entrecoupées de publicités débiles, causant un dégoût généralisé, une perte de repères, le besoin de se protéger du trop-plein toujours présenté comme inévitable, sans recours, sans solutions…”Vos paupières sont de plus en plus lourdes, vous avez une envie incontrôlable de dormir…”
La paresse intellectuelle, comme un soporifique.
Ciel bleu, légèrement voilé. Les infos, champs de mines. Bayrou en Petit Prince, comme dans le rêve, alors que physiquement, il ressemble plutôt à Ubu. Les mensonges, comme cette fausse monnaie que les Chinois brûlent au Nouvel An pour apaiser les morts. (Il y en avait, hier soir, à l’Artonef, dans une enveloppe provenant des Editions du Désastre – le plus drôle dans ce nom d’entreprise étant que le siège social s’en trouve avenue des Champs-Elysées à Paris. Le désastre comme enseigne commercial, comme c’est amusant – dit sur fond de gloussements des glousseurs à un apéro; spirituels ? Vous n’en avez même pas idée.)
Ici, aujourd’hui, loin des Champs-Elysées : répétition du numéro pour le spectacle de fin d’année au cirque,et l’architecture des systèmes de la prochaine génération des IA; ce soir, une personne munie de billets m’invite au spectacle Femme non-rééducable de la compagnie La Portée, consacré à la journaliste russe Anna Politkovskaïa, “figure incontournable de la liberté de la presse.”
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Dreams : Dressed like the Little Prince, Emmanuel Macron’s critic was inventing lies about him when he was the true culprit, supported by notable hypocrites; then, the finally truth exploded about this lying government and all those who had kept quiet about it were giving their reasons for doing so – they had not been certain that the situation was as serious as that, they did not want to cause a panic, they didn’t think things were that desperate, they didn’t think it was their job to talk about it, they feared the consequences on their person, thought that, come to think of it, people deserved what was happening to them…
A kind of compendium of the current social climate…The only thing missing was what is now called “censorship by saturation”, that constant flow of catastrophic information, combined with dumb ads, causing a généralized disgust, a loss of bearings, the need to protect one’s self from the overflow, always presented as inevitable, without recourse, with no solutions…”Your eyelids are getting heavier and heavier, you have an uncontrollable need to sleep…”
Intellectual laziness, like a soporific… The news: mine fields.
Blue sky, slightly hazy. News, a minefield. Bayrou, the Prime minister as a Little Prince, like in the dream, whereas physically, he has a closer resemblance to Ubu. The lies, like that fake money the Chinese burn at the New Year to apease the dead. (There was some of it last night at Artonef, in an envelop from Editions du Désastre – the funniest part of the name being that it has its head office on the Champs-Elysées in Paris. Disaster as a commercial brand, how amusing – said to a background of cluck-clucks from the cluckers at an apéro. Witty ? You can’t even begin to imagine.)
Over here today, far removed from the Champs-Elysées : rehearsal of the number for the year-end show at the circus, further study of the architecture of the systems in the next generation of AIs; this evening, a person with an extra ticket has invited me to the play Femme non-rééducable by the company La Portée, devoted to the Russian journalist Anna Politkovskaïa, “the inescapable figure of press freedom”.