
(Page couverture d’un Télérama, pièce-souvenir)
Rêves : amertume et regrets, on m’adressait des reproches, si je tentais d’y répondre, c’était encore pire, alors je me taisais; puis, j’étais interne dans un couvent où j’avais très peu de vêtements; puis je croisais une connaissance qui m’apprenait que les gens du cirque l’avait tirée d’affaire d’une mauvais passe financière, je prenais des nouvelles au sujet d’un petit garçon et je promettais de passer le voir en après-midi.
Le premier rêve n’a besoin d’aucune explication; dans le second, les quelques vêtements incluaient un chemisier bleu que j’aimais beaucoup et dont un vieux chien malheureux avait mâchouillé le col, un jour, en mon absence, col que j’avais réparé et chemisier que je porte dans une photo prise à Jérusalem avec mon neveu qui devint un des administrateurs au Cirque du Soleil, ce qui explique une partie du dernier rêve; le petit garçon en était un dont j’ai effectué l’accompagnement scolaire et qui m’a confié un jour, alors que nous revisions une fable, qu’il n’aimait pas vraiment le rugby mais qu’il aimait bien la poésie. La fable en question était celle de la grenouille qui se voudrait aussi grosse que le boeuf.
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Triste anniversaire aujourd’hui, le troisième de l’invasion renouvelée de l’Ukraine par la Russie; et le premier de la trahison de son allié principal, les Etats-Unis dont le président déclare vouloir des remboursements pharaoniques …de l’agressé, et qui répète chacun des éléments de l’argumentaire du Kremlin. Personnellement, ce qui m’étonne c’est qu’on s’en montre étonnés, et chaque fois que je l’entends utiliser l’un de ses mots préférés, “nasty”, (méchant), ça me rappelle le poème dans lequel Augustus Gloup refuse de manger sa soupe et qui crie: “Enlevez-moi cette soupe ! Ô enlevez la méchante soupe ! Je ne mangerai pas de soupe aujourd’hui.” Ceci représentant le niveau général du type de “leadership” disponible en ce moment.
Très bon texte de l’historien Timothy Snyder que j’ai traduit hier pour les humanités. Il s’intitule Mes Européens préférés ont neuf ans – l’âge des enfants dont il a visité la nouvelle école souterraine à Zaporizhzhia, la semaine dernière. Tout le webzine sera consacré à l’Ukraine aujourd’hui, évidemment.
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Et puisque de pleurer n’a jamais réparé le pot cassé, reste à tenter le kintsugi, technique japonaise de réparation de la céramique en ressoudant les morceaux brisés avec de l’or (tiens, une idée pour l’un des groupes dans L’Horloger.)
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Dreams: bitterness and regrets, I was being blamed and wanted to respond but that only made things worse, so I shut up; then, I was a boarder in a convent with very little clothes; then I came across an acquaintance who told me the circus crowd had helped her out of a bad financial situation, I enquired about a little boy and promised to come see him in the afternoon.
The first dream requires no explanations; in the second, the few items of clothing included a blue shirt I liked very much, the collar of which got chewed up one day during my absence by an old and miserable dog which I repaired and which I am wearing in a photo taken in Jerusalem with my nephew who became one of the administrators at Cirque du Soleil, which explains part of the last dream; the little boy being one I coached in his schooling and who confided one day, as he revised a fable, that he didn’t care for rugby but really liked poetry. The fable was the one of a frog who wants to be as big as a bull.
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Sad anniversary today: the third of the renewed invasion of Ukraine by Russia and the first of the treason by its main ally, the United States, whose president now declares demanding a Pharao’s fortune in compensations…from the aggrieved party and mouthes the Kremlin’s every single talking point. The most astounding part being how everyone appears to be astonished. Personally, every time he uses one of his favorite words, “nasty“, I’m reminded of the poem about Augustus Gloup who didn’t want to eat his soup and would scream: “Take the soup away! O take the nasty soup away! I won’t have any soup today.” This being the general level of available “leadership” at the moment.
Very fine text by historian Timothy Snyder which I translated for les humanités yesterday. Title: My Favorite Européans are Nine Years Old – the age of the children whose new underground school he visited in Zaporizhzhia last week. The entire webzine will be devoted to Ukraine today, obviously.
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And since crying has never repaired a broken pot, there remains attempting kintsugi, the Japanese technique for repairing ceramics by soldering the broken pieces with gold (ha, now there’s a thought for one of the groups in L’Horloger.)