
Sur le marché de jeudi, mis à part deux marchands qui ont refusé d’exposer les tracts (d’un sec “Pas de politique” plutôt loufoque), la personne qui m’a donné le plus de fil à retordre est le fils d’un immigré espagnol de 1936 qui se dit “socialiste d’âme”. Ce socialiste ‘d’âme’ ne sera pas à la marche du 1er mai …parce qu’elle n’est pas organisée par le Parti socialiste et que tous les autres ne sont que des fauteurs de troubles. (Même des citoyens non-encartés nulle part ? Oh que oui, dit-il. Je résume en une phrase, mais il fut volubile, et termina sa harangue en se déclarant “Macron-compatible” puisque Macron, au moins, n’est pas pour la violence… Les mânes de ses aïeux espagnols ont dû se retourner d’étonnement dans leurs tombes.)
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Aujourd’hui : semé des ipomées (volubilis) le long de la palissade; terminé mes sept fiches pour la marche de lundi (bref rappel de la grève de 1910 et mise en perspective par rapport aux événements contemporains); travailler le quatrième de couverture pour Contes d’Exil et le glossaire des termes en russe qu’ils contiennent.
Plus tout inattendu se présentant à ma porte.
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At the Thursday market, except for two of the merchants who refused to display the flyers (with a curt and rather laughable “No politics”), the person who gave me the hardest time is the son of a Spanish immigrant from 1936 who claims to be a “Socialist in his soul”. This soulful socialist will not come to the May 1st march because…it’s not organized by the Socialist Party and that all others are nothing but rabble rousers. (Even non-card bearing citizens, I ask. Oh definitely, he says. I summarize in one sentence, but he was most talkative, and ended his declamation by declaring himself “Macron-compatible” since at least, Macron is against violence… The spirits of his Spanish ancestors probably turned over in their graves out of astonishment.)
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Today: sow morning glory seeds along the back fence; complete my seven summaries for Monday’s march (brief reminder of the 1910 strike in the light of recent events); work on the back cover for Contes d’Exil and the glossary of Russian words that appear in them.
Plus whatever unexpected shows up at my door.