
Il y a quelques jours de cela, il faisait 28° et on mangeait dehors. Aujourd’hui: 13° sous la pluie, ce qui n’est pas idéal pour un rassemblement, mais ça n’est pas grave. Les parapluies, ça existe. L’idée, c’est surtout de se rappeler entre nous et à ceux et celles qui passent, que nous ne sommes pas seuls et que tout ne passe pas par les médias nationaux ou locaux.
Et préparer la suite, quel que soit l’avis prononcé par le Conseil Constitutionnel sur la réforme des retraites, avis supposé être rendu public à l’heure où nous nous rassemblerons ici, devant la mairie. Si la devise de Macron, c’est “Ne rien lâcher”, c’est aussi le sentiment des habitants qui ne veulent plus d’un régime qui les considère taillables et corvéables à volonté.
Car il n’y a pas que la question de la retraite qui soit en cause. Et pas que les manifs comme moyen d’actions. Mais vu les replis observés depuis le covid, les rassemblements ont cela de bon d’agir en rappel que nous ne sommes ni seuls ni des êtres ‘virtuels’ et impuissants sur les réseaux sociaux.
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A few days ago, the weather stood at 28°C and we were eating outside. Today: 13°C and rain, which are not ideal conditions for a gathering in the street, but it doesn’t matter. Umbrellas exist for a reason. The idea is mainly to remind ourselves and those who will see us that we are not alone and that everything is not covered by national or local media.
And to prepare what follows, no matter what the pronouncement of the Constitutional council concerning the pension reform, pronouncement expected at the time when we will be gathering here in front of City Hall. If Macron’s slogan is “not to give in on anything”, that also happens to be the feeling of inhabitants who no longer wish to live in a regime that considers them like peasants to be exploited at will.
Because there is not only the matter of pensions that’s involved. And not only demonstrations as a means of action. But given the inwardness observed since covid, public meetings are useful reminders that we are not alone, nor are we nothing bu’t ‘virtual’ and powerless entities on social media.