
En anglais, l’expression est “rage baiting” – appâtage à la rage. Quiconque fréquente facebook ou un autre ‘réseau social’ les connaît bien : il s’agit de ces commentaires dont l’intention manifeste est de susciter indignation/colère/rage déclenchant une réplique qui attire une nouvelle provocation, et hop, c’est parti pour ces longues files d’échanges où chacun fait l’équivalent écrit de s’égosiller, et s’évertue à démolir l’attitude ‘inacceptable’ de l’intrus…Tout ce qui s’ensuit, c’est une énorme perte de temps.
Et je dois dire que je suis de plus en plus consciente de ce bien irremplaçable qu’est le temps. Pas vraiment un bien, en fait, plus comme un prêt non renouvelable.
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Des commentaires sur l’actualité ? Je pourrais y consacrer un bon moment aussi, mais, franchement, ça sera pour une autre fois.
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Et ça n’est pas que je n’aie rien à dire, aujourd’hui. Mais ce blog n’est pas le déversoir pour mes soucis personnels. Autant que faire ce peut, je m’en occupe au mieux, ou je les transfère à un pauvre personnage fictif, lequel, s’il était vivant, se demanderait : “Pourquoi moi ?”
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In English, it’s known as “rage baiting”. Anyone who uses facebook or any other ‘social network’ knows them well – those comments clearly intended to provoke indignation/anger/rage triggering a response that draws a new provocation, and away we go for those long threads of responses where everyone does the written equivalent to shouting and attempts to demolish the intruder’s unacceptable attitude…All that flows from this is a huge waste of time.
And I must say that I am ever more aware of that irreplaceable possession that is time. Not really a possession in fact, more like a non-renewable loan.
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Comments on the news ? I could spend a good amount of time on those also but, frankly it will be for some other time.
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And it’s not that I have nothing to say today. But I don’t consider this blog as the outlet for my personal woes. To the best of my abilities, I deal with them as best I can or pass them on to some poor fictitious sod who, were he/she alive, would ask: “Why me ?”