
Hier soir, j’ai invité mon voisin à venir manger une choucroute chez moi. Il est alsacien d’origine et les tarifs de train sont tels qu’il ne peut pas se payer le “luxe” d’aller dans sa famille pour les Fêtes. En fait, il ne peut même pas se payer le “luxe” de chauffer son logement parce qu’il faut savoir choisir, dans la vie, et il a opté d’effectuer le règlement sur la facture pour l’eau, parce que l’eau, on préfère ne pas s’en passer.
Demain, nous irons saluer le propriétaire du restaurant qui était un peu la cantine locale pour la plupart d’entre nous. Il ferme ses portes, n’ayant jamais pu rattraper les pertes de revenus causées par les confinements de 2021.
Ce matin, entre les éloges du Congrès américain à Zelenskyi (les Américains adorent les héros qu’ils soient de toc à la Trump, ou véritables), je regarde une partie de la vidéo mise en ligne par André Markowicz, concernant le train de vie carrément obscène du vice-ministre de la défense russe, Timour Ivanov et son épouse. Comme tous les autres membres de la nomenklatura poutinienne, “money is no object” pour eux. La rapacité est sans limite et comme Ivanov s’en met plein des poches grâce à des contrats de reconstruction, pas de souci, il se réjouit de la destruction quasi totale de Marioupol, en se pourléchant déjà les babines à l’idée des juteux contrats en perspective. Les morts, les blessés, tout ça, je dirais qu’il fait plus que de s’en moquer. Lui comme les autres est dans un délire de puissance qui exige yachts, villas et voitures de luxe, bijoux, antiquités et un droit absolu de vie et de mort sur les autres. Gaspiller, gaspiller, tout comme Poutine le chef de bande, cette bande mafieuse n’a que l’étalage du luxe le plus vulgaire et l’écrasement des autres comme ‘preuves’ de son existence et de sa “réussite”.
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Le mini salon du livre du weekend dernier ? Quelques visiteurs, des lectures, et dans mon cas, dix ventes qui ont couvert les frais de photocopies de trente carnets de nouvelles.
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Sur Facebook, quelqu’un chante Good King Wenceslas, me ramenant au Noël de mes 9 ans et au mystère théologique qui m’intriguait alors. Le catéchisme disait que Dieu était partout. J’essayais d’imaginer un être qui n’avait pas de côtés, ni avant, ni arrière, ni tête, ni pieds, ni gauche, ni droite…comment était-ce possible ? Un être…déjà, si je disais UN être, c’est qu’il était distinct. Comment pouvait-il être distinct s’il n’avait pas de forme ?
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Last night, I invited my neighbour over to eat a sauerkraut. He is from Alsace and the train fares are such that he can’t afford the “luxury” of a visit to his family for the Holidays. In fact, he can’t even afford the “luxury” of heatig his apartment because one has to make choices in life, and he opted for paying the water bill because you’d rather not do without water.
Tomorrow we will hold farewell greetings for the owner of the restaurant that served as the local canteen for most of us. He is closing because he never managed to make up for the loss of revenue caused by the confinements in 2021.
This morning, between the praise of the American Congress for Zelenskyi (Americans adore heros, whether phoney ones à la Trump or real ones), I watch part of a video shared by André Markowicé, concerning the frankly obscene lifestyle of the Russian Deputy Minister of Defence, Timur Ivanov and his wife. Like all the other members of the Putin nomenklatura, “money is not object” for them. The greed is limitless and since Ivanov lines his pockets thanks to building contracts, no problem, he delights in the quasi-total destruction of Mariupol, licking his chops at the thought of the upcoming juicy contracts. The dead, the wounded, all that, I would say he does more than mock them. Like the others, he is in a power delirium that requires yachts, luxury villas and cars, jewelry, antiques. Waste, waste, just like Putin their band leader, all these mafiosi have nothing but the display of the most vulgar type of luxury and an absolute power of life and death over others, as “proof” of their existence and of their “success”.
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The mini book fair of last weekend. A few visitors, some readings, and, in my case, ten sales that covered the photocopying costs of thirty booklets of short stories.
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On Facebook, someone sings Good King Wenceslas, taking me back to the Christmas when I was 9 years old and deeply intrigued by a theological mystery. The catechism said that God was everywhere. I tried to imagine a being with no sides, no front, no back, no head, no feet, no left, no right…how was that possible? A being…already, if you said A being, that meant he was distinct. How could he be distinct if he had no shape?