
Oui, mes amis, l’amitié, c’est sacré. Nous en avons eu des preuves multiples, cette semaine. Et quand l’année commence par les meilleurs voeux du parrain de la mafia locale au Président de la République, on comprend à quel point de tels liens transcendent toutes autres considérations. Avec des témoignages comme celui-là, accompagnés des violations quotidiennes de la constitution du pays, comment s’étonner des bons conseils dispensés par les Turcs aux Américains de faire preuve d’un peu de “tenue,” boudu, c’est comme ça que vous traitez la démocratie ?
Evidemment, certaines amitiés sont plus sacrées que d’autres. Si un parrain de la mafia vous assure publiquement de la sienne, ça peut devenir embêtant si vous lui faites de la peine. Tout comme de décevoir votre patron politique lequel, à peine quelque heures plus tôt, vous promettiez d’aimer, d’honorer et de protéger jusqu’à… jusqu’à ce que vous tentiez d’éviter de traverser un lac de lave en radeau. (Hier, un humoriste américain a eu une bonne pensée lorsqu’il a suggéré à Trump de cesser d’offrir des pardons à ces affidés en prison, sinon il risque de se retrouver bien seul en-dedans…)
Tous les jours, je semble trouver de l’inspiration dans Alice au pays des merveilles. Le procès du valet de coeur devrait être sur la liste de lecture obligatoire de tout aspirant-dictateur (“la sentence d’abord, l’accusation plus tard”.) Avec des exercices réguliers dans l’art d’inverser le sens d’expressions telles que “Liberté de parole” (comprendre: liberté de répandre des mensonges destructeurs, des discours de haine et des appels au meurtre), et des pratiques en hystérie (feinte ou réelle) lorsque pris en train de fomenter des attaques sur les institutions que vous aviez juré de protéger.
De toute façon, sacrée ou non, quand les choses en arrivent à un certain point, même les vieilles connaissances peuvent s’oublier et ne plus vouloir chanter le Auld Lang Syne. (Ah, Grande Bretagne, au-revoir n’est pas nécessairement adieu…)
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Yes, my friends, frienship is sacred. We had multiple examples of it, this week. And when the year begins with best wishes from the local mafia don to the President of the Republic, one has a better understanding of how such ties transcend every other consideration. With such testimonials, accompanied by daily violations of the country’s constitution, how can one be surprised by the Turks’ good advice offered to the Americans to handle their affairs in “an adult way”, by gum, is this how you North Americans treat democracy?
Of course, some friendships are more sacred than others. If a mafia don makes public avowal of his, for instance, trouble looms if you hurt his feelings. Same holds true if you disappoint your political boss whom, only a few hours earlier, you had sworn to love, honor and obey until…well, as long as you didn’t find yourself rafting on a lake of lava. (One American humorist had a good line yesterday, when he suggested that Trump stop with the pardons or else he’ll find his time inside very lonely…)
I seem to find fresh inspiration in Alice in Wonderland*, every single day. The knave’s trial should be on the mandatory reading list for every aspiring dictator in the world (“Sentence first, trial afterwards”. Along with regular exercises in upending the meaning of expressions such as “Freedom of Speech” (now understood to mean: Freedom to spew destructive lies, hate speech and calls to murder), and hysterics of the “fainting in coils” variety (staged or genuine) by those caught in the act of fomenting attacks on the institutions they were sworn to protect.
In any event, sacred or not, when things reach a certain point, even old acquaintances be forgot and there may be no more singing of Auld Lang Syne (Ah, Great Britain, farewell need not mean adieu...)
*Lewis Carroll, Alice’s Adventures in Wonderland and Through the Looking Glass, Premier Classics 2006