Le pardon du dindon/The Turkey Pardon

Bien des pays célèbrent la fin des moissons par une fête d’action de grâce où tout le monde s’empiffre à qui mieux mieux. Aux Etats-Unis, cet heureux événement a lieu le quatrième mardi du mois de novembre et, en prévision de la grande boustifaille, la fédération des éleveurs de dindes présentent deux dindes au président. À cette occasion, la coutume s’est instaurée que le président accorde un “pardon présidentiel” à l’une d’entre elles (il n’est pas précisé si la dinde sacrificielle, elle, est servie lors des agapes qui s’ensuivent à la Maison Blanche.)

Toujours est-il que ce matin, un article dans The New York Times soulignait comment cette “cérémonie du pardon” avait été l’un des événements préférés de Donald Trump durant sa présidence. Ce qui s’explique. Il est normal qu’un bébé boudeur de soixante-treize ans que ses conseillers doivent manoeuvrer en direction de la porte (« vous n’êtes pas tenu de concéder… ») considère la présidence de la même façon qu’un enfant de trois ans se comporterait à son anniversaire en s’asseyant sur le gâteau plutôt que de le partager avec ses invités.

En l’état, qui est le dindon de la farce (ou même, la farce dans le dindon) ? Bébé Donald – et tous ceux qui, à coups de clins d’oeil complices, ont choisi de jouer le jeu de “faisons semblant qu’il est un génie très stable comme il le prétend.” Pendant ce temps…bof, le soleil se lèvera, se couchera, se relèvera…

L’article en question ? Ici.

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Many countries celebrate the end of the harvest season with a holiday of thanks during which everyone stuffs their face. In the United States, this happy occasion takes place on the fourth Tuesday of the month of November and, in anticipation of the Great Feed, the Federation of turkey farmers presents two live turkeys to the country’s president, one of which will receive a presidential pardon (there is no indication to specify whether the sacrificial turkey is then served at the ensuing feast in the White House).

Be that as it may, an article in this mornings New York Times underligned how this “ceremonial pardon” was one of Donald Trump’s favorite events during his presidency. Which seems fitting. A sulking seventy-three year old baby whose advisors must steer toward the door (“you don’t have to say you’re conceding…”) would consider the presidency with the same attitude as a three year old hosting his birthday party by sitting on the cake rather than sharing it.

So who’s the stuffing in the turkey? Baby Donald, and all those who chose to play along (wink-wink) with “let’s pretend he’s the very stable genius he claims to be”. In the meantime…what the hell, the sun will rise, it will set, it will rise again…

The article ? Here.

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