vice-versa

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vice-versa –

Hier sur le marché, le marchand de fromage n’avait pas de tomme de brebis. Il n’a pas plu suffisamment sur les Pyrénées, les brebis ne produisent pas suffisamment de lait en ce moment.

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En tout temps, la lecture du New York Times me fait l’effet de prendre des nouvelles d’une planète lointaine. Une planète particulièrement inconsciente en vrai du monde au-delà de ses frontières Même lorsqu’il y est question d’autres pays, le point de vue est tellement new-yorkais qu’on a peine à y reconnaître même les lieux que l’on fréquente soi-même.

Mais le plus triste en ce moment, c’est l’espèce de croyance aux vertus miraculeuses d’une élection présidentielle qui serait remportée par les démocrates. Trump éliminé du pouvoir, les plus belles qualités des Etat-Unis rejailliraient dans toute leur limpidité. L’ennui, c’est que ce que révèle Trump et ses acolytes n’est rien d’autre que l’une des faces cachées de la culture américaine, l’une des faces dont les autres (pays et particuliers) ont appris à connaître  certains des côtés moins…vertueux, disons.

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Ce qu’on appelle encore démocratie, ici et ailleurs, ne correspond en rien à la réalité d’un monde sous le contrôle croissant des méga-géants de l’informatique qui en sont à vouloir contrôler la monnaie et construire des “villes intelligentes” (oupse! le trottoir me retient par les chevilles! j’allais traverser en dehors des clous…)

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Pendant ce temps, je poursuis mes révisions. Non, ce que j’ai écrit n’est pas à se tordre de rire, je comprends qu’on n’ait pas nécessairement envie de me lire. “Pas grave” comme disait le judoka yougoslave en me balançant sur le tatami, au temps où la Yougoslavie existait encore… et où j’avais la souplesse requise pour me relever et re-tenter un katamé.

vice-versa –

Yesterday at the market, the cheese man didn’t have any ewe’s milk cheese. There hasn’t been sufficient rain on the Pyrenees, the ewes aren’t producing enough milk at the moment.

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At all times, reading the New York Times gives me the impression of gleaning news from a distant planet. A planet particularly unconscious in real time of the world beyond its own border. Even when there’s news about other countries, the point of view is so New-Yorker-centric that you barely recognize places you happen to know yourself.

But the saddest at the moment is the kind of belief in the miraculous virtues of a presidential election that would be won by the Democrats. Trump eliminated from power, the United-States’ finest qualities would spring forth in all their limpidity. Problem is, what Trump and his confederates are revealing is nothing other that one of the hidden faces of American culture, one of the faces others (countries and individuals) have learned to know among its …less virtuous sides, shall we say.

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What they’re still calling democracy, over here and elsewhere, has nothing to do with the reality of a world increasingly under the control of the mega-giants of the internet who now want to control money and build “intelligent towns” (oops! the sidewalk just grabbed me by the ankles! I was about to cross the street outside the walk zone…)

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Meanwhile, I carry on with my revisions. No, I don’t write side-splittingly funny stuff, I can understand people not necessarily being  interested in reading me. “Pas grave” as the Yugoslavian judoka used to say as he swung me down on the tatami, back in the days when Yugoslavia still existed… and I still had the required suppleness to pick myself up and attempt a new katame.

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