Signaler les iniatives des copines en rapport avec le 8 mars? Oui, bien sûr. L’affiche de Mika pour les événements locaux qui se dérouleront du 4 au 10 mars en rapport avec les droits des femmes, ou l’exposition de photos de Pilar Lopez sur les femmes latinos immigrantes en Europe, organisée par Le Hamac Rouge. (Les tirages format affiches de cinéma sont répartis dans la ville de Graulhet – au cinéma Vertigo, au centre social, au Lycée Clément de Pémille et à la médiathèque.)
Mais je n’ai pas de grandes révélations à ajouter sur le sujet. Dans mon cas, la journée fut partagée entre lectures de textes écrits par des femmes (hasard? peut-être) – Asli Erdogan, le magnifique Requiem d’Anna Akhmatova, Charlotte Delbo La vie retrouvée par Ghislaine Dunant – et travail avec deux jeunes. Une fille, un garçon. La première qui se découvre enfin autre chose que “nulle”, réussit un sans faute en anglais et s’attribue un “Oscar de l’intelligence”. Yes. Et l’autre avec qui la confiance s’installe autour d’histoires vécues (les siennes et les miennes) sur le thème des nuisibles – scolopendres, scorpions, blattes, rats, punaises – bref, les trucs pas sympas qu’on trouve dans des lieux à l’insalubrité avérée. On a bien rigolé. Comme tout le monde me dit que ce garçon est renfermé, taciturne et morose… peut-être que personne n’avait exploré le filon des bestioles qui piquent, qui mordent et qui embêtent les gens quand ils veulent dormir? C’est bien possible.
La phrase est de l’enseignante, écrivain et chercheure guadeloupéenne Maryse Condé: “Le rire est le premier pas vers la libération. On commence par rire. On rit donc on se libère. On se libère donc on peut combattre.”
Pas drôle, toutes les horreurs qui se déroulent en ce moment même? Pas drôle du tout. Mais on ne rit pas parce que c’est drôle. On rit parce que ça nous rend plus forts.
***
Pointing out initiatives by buddies concerning March the 8th? Yes, of course. Mika’s poster for local events on the theme of women’s rights, running from March 4th to 10th, or Pilar Lopez’ photo exhibition on latino women immigrants in Europe, organized by Le Hamac Rouge. (The movie-sized posters are spread out around the town of Graulhet – at Cinéma Vertigo, at the Social Centre, at Lycée Clément de Pémille and at the médiathèque.)
But I have no great révélations to add on the subject. My day was split between the reading of texts written by women (coincidence? Maybe) – Asli Erdogan, Anna Akhmatova’s magnificent Requiem, Charlotte Delbo La vie retrouvée by Ghislaine Dunant – followed by work with two youngsters. One girl, one boy. The first is finally discovering she’s not a “dummy”, did a flawless run on her English lesson and awarded herself the “Oscar of intelligence”. Yes. And the other with whom trust is settling in around shared stories of true life encounters with vermin – centipedes, scorpions, cockroaches, rats, bedbugs – in other words, all those less-than savory critters you encounter in locales proven unsanitary. We shared a good laugh. As everyone says this boy is withdrawn, taciturn and sullen…maybe no one had explored the topic of beasties that sting, bite and bother people when they want to sleep? This is quite possible.
The sentence was written by Guadaloupean teacher, writer and researcher Maryse Condé: “Laughter is the first step toward liberation. You start by laughing. You laugh, so you free yourself. You’re free, so you can fight.”
Nothing funny about all the horrors going down? Nothing funny at all. But you don’t laugh because it’s funny. You laugh because it makes you stronger.