Le plus grand défi de tous

Le plus grand défi de tous, c’est Asli Erdogan qui l’évoque dans Le silence même n’est plus à toi*:

“La lumière du jour est désormais une réalité sans fard, un pays neuf, étranger, un tout nouvel exil. Il me faut me départir de ce sinistre état d’âme, de cette existence striée comme une relique, un vestige d’obscurité. Il me faut créer un monde à partir des mots rescapés de l’orageuse nuit. Un monde qui trouvera son achèvement dans l’addition de tout ce que les regards y laisseront.”

Difficile. Personnellement, je m’y emploie à ma manière, dans le “petit dernier”, mis en chantier il y a quelques semaines. Ne pas refuser le difficile. Ne pas présumer de ses forces non plus. Voguer au plus près  de ses vérités et de ses doutes à soi, entre les voix de sirènes de tous bords . Le difficile équilibre, toujours.

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*Asli Erdogan, Le silence même n’est plus à toi, chroniques traduites du turc par Julien Lapeyre de Cabanes, Actes Sud 2017

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